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Les cinq clés du match

Les cinq clés du match
AFP

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À la fin du match au Centre Bell, le DJ a choisi une chanson de circonstance avec Don’t Stop Believin’ du groupe Journey. Le Canadien aura maintenant besoin de garder une croyance inébranlable. 

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Il y a des défaites qui font mal. Très mal même. Malgré une domination de 43 à 23 au chapitre des tirs au but, le CH a perdu 3 à 1 contre le Lightning, mercredi, lors du deuxième match de cette finale de la Coupe Stanley.

Le Tricolore rentrera donc à Montréal avec un retard de 2 à 0 dans cette finale. Il n’y a rien d’impossible, mais la montagne sera maintenant très difficile à gravir.

Le Journal a ressorti cinq clés de ce deuxième match.

1 – Le mur Vasilevskiy

Andreï Vasilevskiy a donné une zézette sur l’unique but du Canadien en deuxième période. Mais Jon Cooper lui pardonnera cette faute. Vasilevskiy a joué un très bon match. Le Russe a calmé la tempête lors des deux premières périodes en multipliant les arrêts clés. Sans lui, le Lightning aurait retraité au vestiaire avec un retard de deux ou trois buts après 40 minutes. Mais c’était l’inverse. Le Lightning menait 2 à 1 après deux périodes.

Gagnant du trophée Vézina en 2019 et finaliste pour ce même honneur en 2020 et 2021, le gardien de 26 ans a montré qu’il est le meilleur de sa génération. Il était au sommet de son art dans cette deuxième rencontre.

2 – La gestion du cadran

Il restait dix secondes à jouer en deuxième période et le Canadien avait le contrôle de la rondelle. En dix secondes, le château de cartes s’est écroulé. Shea Weber a manqué sa passe en direction de Phillip Danault en territoire neutre. Danault a mal contrôlé la rondelle, ouvrant la porte à une relance. À sa propre ligne bleue, Ben Chiarot a joué de molosse dans son approche au porteur de la rondelle (Barclay Goodrow). Blake Coleman a terminé cette séquence en plongeant pour rediriger une passe de Goodrow et déjouer Carey Price. Au cadran indicateur, on pouvait lire : 0,3 seconde.

Le Tricolore a connu une très mauvaise gestion du cadran dans les dernières secondes de la période. Ce but de Coleman est l’histoire du match.

3 – Pas besoin de 1000 chances

Dominique Ducharme a une expression qu’il aime bien utiliser. « Ils nous ont fait payer cash nos erreurs. » C’était le cas avec le Lightning dans ce deuxième match. Le CH n’a pas fait des tonnes d’erreurs. Le Lightning a obtenu seulement 23 tirs, mais c’était assez pour battre Price à trois reprises. Sur les trois buts, les locaux ont marqué après des revirements. Sur le premier but, c’était un revirement de Corey Perry. Sur le deuxième, une mauvaise gestion du cadran et plusieurs erreurs. Sur le troisième but, c’était une mauvaise communication entre Joel Edmundson et Jeff Petry.

« On a joué un match complet. Mais on a fait quelques erreurs, a rappelé le capitaine, Shea Weber. Une bonne équipe te fait payer. On méritait un meilleur sort. »

4 – Du grand Suzuki

Le Lightning avait gagné la bataille des confrontations dans le premier match. Sans Phillip Danault dans ses culottes, Brayden Point avait mangé le trio de Nick Suzuki aux côtés d’Ondrej Palat et Nikita Kucherov. Suzuki, Cole Caufield et Tyler Toffoli avaient terminé le premier match avec un dossier de -3. Il n’y a pas eu un changement de stratégie du côté de Luke Richardson pour ce deuxième match. Suzuki s’est encore une fois retrouvé sur la glace contre Point pour la majorité de ses présences.

Sans le dernier changement, Richardson n’a pas cherché à se lancer dans un jeu du chat et de la souris avec Jon Cooper. Il a fait confiance au numéro 14. Et Suzuki a répondu de la meilleure des façons. Dès les premières minutes du match, il a obtenu une échappée contre Vasilevskiy. Il n’a pas marqué, mais ça donnait le ton à sa soirée.

Suzuki a terminé la rencontre avec un but, neuf tirs et un temps de jeu de 18 min 51 s. Il a aussi gagné 60% de ses mises en jeu (6 en 10). Pour un jeune centre de 21 ans, il a montré beaucoup de caractère.

5 – L’expérience des gagnants

Le Lightning a gagné la Coupe Stanley en 2020. En l’espace de neuf mois, l’équipe de Jon Cooper pourrait soulever à deux reprises le plus précieux des trophées. Tampa se retrouve maintenant à deux victoires du troisième sacre de son histoire (2004 et 2020).

Dans ce match, le Lightning s’est servi de son expérience. Même si ça chauffait dans leur territoire, les vétérans n’ont jamais paniqué. Cette équipe n’a pas juste beaucoup de talent offensivement et un gardien incroyable. Il y a aussi de très bons défenseurs avec les Victor Hedman, Ryan McDonagh, Mikhaïl Sergachev, Erik Cernak et David Savard. Il n’y a pratiquement pas de faiblesses chez le Lightning. Malgré ça, c’est le CH qui a le mieux joué dans ce deuxième match. Mais les champions en titre ont trouvé une façon d’en sortir avec la victoire.

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