/news/coronavirus
Navigation

Europe: feu vert au retour des touristes canadiens, même non vaccinés

Coup d'oeil sur cet article

Les États membres de l’UE ont donné leur feu vert jeudi à l’ajout du Canada à la liste des pays et territoires dont les voyageurs, même non vaccinés contre la COVID-19, peuvent être admis dans l’Union, selon un communiqué. 

• À lire aussi: Vague de chaleur, crise des opioïdes et COVID-19: la Colombie-Britannique dans une situation critique

• À lire aussi: Tourisme: le «pass sanitaire» européen entre en vigueur jeudi

Outre le Canada, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bosnie-Herzégovine, Brunei, la Jordanie, le Monténégro, le Qatar, la Moldavie et l’Arabie saoudite, ainsi que le Kosovo, ont été ajoutés à cette liste verte, qui ne comptait jusqu’alors que quatorze pays.

Les États-Unis, le Liban ou encore Taïwan y avaient été ajoutés le 16 juin. On y trouve également le Japon, l’Australie, Israël, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, Singapour, la Corée du Sud et la Thaïlande — ainsi que la Chine, sous réserve de réciprocité.

Cela n’empêche pas que les voyageurs en provenance de ces pays ou territoires puissent être soumis par les États de destination à des mesures comme des tests, voire une quarantaine.

L’UE avait par ailleurs décidé en mai d’autoriser les voyageurs vaccinés de pays tiers.

En raison de la pandémie, l’UE a fermé ses frontières extérieures en mars 2020 pour les voyages non essentiels, et établit depuis un an une liste restreinte, régulièrement actualisée, de pays tiers dont les résidents sont autorisés à se rendre en Europe. 

Pour arrêter leur liste, les Européens se fondent notamment sur la situation épidémiologique du pays et l’avancement de sa campagne de vaccination, le nombre de tests menés ainsi que sur la fiabilité des données.

Les pays peuvent y figurer s’ils ont enregistré moins de 75 cas de COVID-19 pour 100 000 habitants au cours des 14 derniers jours. 

Au Canada, ce taux était de 41 cas au 20 juin, selon des chiffres du Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC).

UE : entrée en vigueur du certificat COVID pour relancer les voyages cet été 

Le certificat sanitaire européen est entré en vigueur jeudi pour faciliter les déplacements et relancer le tourisme au sein de l’Union européenne cet été, sous la menace toutefois de nouvelles perturbations liées au variant Delta.

Vaccins, tests, immunité : comment fonctionne-t-il ?

Vaccination, test négatif ou guérison

« Le certificat numérique Covid européen », nom officiel du passeport sanitaire, est gratuit, et doit être reconnu dans les 27 pays de l’UE, plus la Suisse, le Liechtenstein, l’Islande et la Norvège.

Le système est entré en fonctionnement jeudi dans 26 des États membres. Seule l’Irlande, touchée par des cyberattaques, ne s’est pas encore connectée au portail commun.

Ce « pass » s’applique à trois situations : il atteste qu’une personne a été vaccinée contre le Covid-19, qu’elle a passé un test négatif, ou qu’elle est immunisée après avoir contracté la maladie.

Il revient au pays de destination de décider s’il accepte les tests antigéniques rapides en plus des PCR. L’UE recommande d’accepter les deux et d’harmoniser leur durée de validité (pas plus de 72 heures avant l’arrivée pour les PCR, pas plus de 48 heures pour les antigéniques).

Pour prouver qu’elle a été immunisée, une personne doit fournir un test PCR positif prouvant son infection.

La durée de validité de ce test positif est fixée à un maximum de 180 jours, mais les États peuvent décider de la réduire. Les tests sérologiques ne sont pour l’instant pas jugés suffisamment fiables pour attester d’une immunité.

Les vaccins acceptés

Les pays sont tenus d’accepter sur leur sol les voyageurs vaccinés avec les quatre produits autorisés au niveau de l’UE par l’Agence européenne des médicaments (EMA) : Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson&Johnson. 

Ce n’est pas le cas de la version indienne du vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca (Covishield), en raison selon l’EMA de « différences » possibles dans la fabrication.

Toutefois, les États membres peuvent — mais n’y sont pas obligés — admettre les personnes vaccinées avec des sérums autorisés dans certains pays de l’UE (comme le russe Spoutnik utilisé en Hongrie), ou avec des produits homologués par l’Organisation mondiale de la Santé (comme le chinois Sinopharm, mais aussi le Covishield très utilisé en Afrique).

L’Union africaine a averti que la non-prise en compte du Covishield entraînerait un risque de « discrimination ». Le système de solidarité international Covax, qui repose pour l’essentiel sur les doses d’AstraZeneca fabriquées en Inde, a également réclamé jeudi un traitement équitable pour tous les vaccins homologués par l’OMS.

Support numérique ou papier

Le certificat comporte un code QR et une signature numérique attestant de son authenticité, qui pourront être lus par tous les pays de l’UE. Il peut être présenté aux autorités chargées de le contrôler sous forme digitale sur smartphone, ou imprimé sur papier.

Il revient aux États membres de décider s’ils intègrent ce certificat dans leur application de traçage nationale, ou s’ils utilisent une application distincte.

Données personnelles

Le texte prévoit que le certificat ne doit contenir que les données personnelles « strictement nécessaires », dans le respect de la règlementation européenne (RGPD).

Ces données ne sont pas échangées entre pays, seule la clé permettant de vérifier l’authenticité du certificat ayant besoin d’être transmise. La détention de telles données par le pays de destination ou de transit est interdite.

Plus de quarantaine ?

Le certificat est censé dispenser son titulaire d’un test supplémentaire ou d’une quarantaine à l’arrivée, mais il est toujours possible pour un État membre d’introduire des restrictions si la situation du pays ou de la région de provenance du voyageur se détériore.

Dans ce cas, l’État doit informer la Commission européenne et les autres pays si possible 48 heures avant l’introduction des restrictions.

Le variant Delta a déjà conduit l’Allemagne à ajouter le Portugal (où ce variant est devenu prédominant) à sa liste des pays à risque, ce qui interdit pratiquement toutes les arrivées en provenance de cet État.

La Commission a de nouveau appelé jeudi à la « coordination » entre les capitales. Les voyageurs peuvent consulter le site « Re-open EU » qui recense les conditions applicables dans les différents pays.

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

Voir tous les chiffres