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Une Purge rafraîchissante

La Purge éternelle
Photo courtoisie, Universal Pictures Le cinquième chapitre de la série La Purge entraîne la saga d’épouvante vers de nouveaux territoires.

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Changement de ton, de lieu, d’esthétique et de règles. La Purge éternelle réussit à instaurer assez de nouveauté pour redonner à la saga d’épouvante ses lettres de noblesse.  

Il y a déjà huit ans que Hollywood, par le truchement du cinéaste James DeMonaco, nous invitait pour la première fois dans cette dystopie américaine ayant trouvé un antidote à la criminalité : la purge annuelle. 

Pendant une période de 12 heures, tous les méfaits, crimes et infractions sont permis. Durant ce temps, les autorités ferment l’œil sur les actes les plus odieux, jusqu’aux meurtres barbares. Une initiative controversée, mais ayant fait ses preuves en réduisant considérablement le nombre d’actes criminels le reste de l’année. 

Le concept initial s’avérait riche en promesses cinématographiques. Mais après quatre films et une série destinée au petit écran, la source d’inspiration jadis inépuisable s’était visiblement tarie. On en a eu la preuve, entre autres, avec le très quelconque quatrième chapitre, en 2018, et la deuxième saison de l’adaptation télévisuelle. 

Mais après avoir touché le fond du baril, James DeMonaco vient ici sauver les meubles – et la réputation – de l’univers qu’il a lui-même créé avec La Purge éternelle

Purge perpétuelle

Se délestant du titre de réalisateur pour se concentrer sur le scénario, l’Américain redonne un nouveau souffle à la saga avec une intrigue où les voyous refusent désormais de cesser le carnage au petit matin, perpétuant cette purge au-delà de la période de grâce accordée par les autorités. 

Désormais libérée des confins de la nuit, La Purge éternelle jouit d’une liberté sans précédent, sur le plan tant narratif que visuel. La violence, maintenant perpétrée en plein jour, prend une tout autre couleur, percutant les cinéphiles différemment, sans toutefois perdre de son intensité. 

Dommage, toutefois, qu’il émane de ce cinquième chapitre une impression de paresse intellectuelle, tant du côté du scénario que de la réalisation. Certes, on amène le concept hors de sa zone usuelle. Mais on aurait pu pousser l’exercice beaucoup, beaucoup plus loin. Même chose pour le commentaire social qui, à l’instar des entrées précédentes de la série, manque crûment de subtilité.

La Purge éternelle  

★★★ 

  • Un film d’Everardo Gout. 
  • Avec Josh Lucas, Ana de la Reguera et Tenoch Huerta.