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De l’humour et du rythme

Ils se sont aimés est une comédie divertissante

Ils se sont aimés
Photo courtoisie, Francis Vachon Emmanuel Bédard et Sophie Dion proposent un couple crédible dans Ils se sont aimés, avec leurs personnages, Martin et Isabelle.

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Du rythme, de l’humour, une histoire à laquelle on peut s’identifier et un duo de comédiens totalement en contrôle. Tous les ingrédients sont là. 

À l’affiche jusqu’au 7 août au Théâtre Petit Champlain, Ils se sont aimés est un divertissement fort réussi et de qualité.

« C’est le parcours d’un couple assez universel, qui vit les hauts et les bas de la vie amoureuse, avec le quotidien qui devient plus tumultueux parce que les défauts de l’autre prennent de plus en plus de place, augmentent les tensions et mènent à une séparation. Ils se revoient, reprennent contact et réalisent que la complicité présente au début de leur relation ne s’est jamais vraiment éteinte », a indiqué Marie-Hélène Lalande, qui signe la mise en scène de cette production.

Un des points forts d’Ils se sont aimés est l’absence de longueurs, ce qui arrive parfois dans les théâtres d’été où les pièces dépassent souvent les deux heures. L’adaptation québécoise de Stéphane E. Roy, qui a été actualisée, est bien ramassée en moins de 90 minutes et sans entracte. Il y a du rythme. La version originale de cette pièce de Pierre Palmade et Muriel Robin dure 2 h 20.

Emmanuel Bédard et Sophie Dion sont particulièrement crédibles dans les rôles de Martin et Isabelle. Un couple uni qui croit que le pire du « meilleur et pour le pire » n’arrivera jamais, qui se sépare et qui, un peu à sa surprise, se retrouve. 

L’amour effervescent des débuts où tout est beau et parfait sera rapidement suivi par des désaccords, une séparation et une réconciliation. Il est facile de s’identifier et de reconnaître des gens dans les personnages de ce couple sympathique et moderne. 

Amour en distanciation

Les comédiens sont actifs et participent même à la réorganisation des décors qui deviennent une montagne, un appartement, un bar et la résidence des beaux parents. Un couple qui retrouvera une complicité.

Ils se sont aimés propose, à travers certaines situations, quelques moments hilarants et quelques revirements qui sont très bien positionnés.

On se retrouve, tout à coup, dans un souper de famille qui se déroule à Noël, mais bon, tout est toujours possible au théâtre d’été. 

Marie-Hélène Lalande explique que raconter une histoire d’amour tout en tenant compte de la distanciation était un très bon défi à relever.

« Il y a généralement dans une relation amoureuse des rapprochements physiques, et là, je devais en faire le moins possible », a-t-elle mentionné.

L’autre défi en était un de temps. La décision de produire la pièce cet été est arrivée tard.

« Habituellement, on le sait à l’hiver et on commence le travail. Là, il a fallu tout faire en cinq semaines et demie. Ce qui est extrêmement rapide. Il a fallu être créatif », a-t-elle fait remarquer.