/investigations/justice
Navigation

Match du Canadien à Montréal: ils seront 2000 policiers cette fois

Les festivités après la dernière victoire du Tricolore contre les Golden Knights auraient pu mal se terminer

Coup d'oeil sur cet article

Le SPVM n’avait pas assez d’effectifs pour enrayer le grabuge au centre-ville le 24 juin et il met les bouchées doubles pour le prochain match du Canadien de Montréal au Centre Bell ce soir. 

• À lire aussi - Coupe Stanley: tout est encore possible, estiment des partisans

• À lire aussi - Vivre d’espoir

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a même demandé l’aide de la Sûreté du Québec (SQ) pour regarnir ses effectifs. 

  • Écoutez l'entrevue de l'inspecteur du SPVM à la retraite, André Durocher, avec Vincent Dessureault sur QUB Radio:

La SQ mobilisera près de 400 policiers au centre-ville de Montréal afin de pallier les débordements semblables à ceux survenus le 24 juin lors de la victoire du Canadien en finale de conférence contre les Golden Knights de Las Vegas. 

THIERRY LAFORCE / AGENCE QMI

Au total, pour le quatrième match de la série, il y aura près de 2000 policiers prêts à intervenir au centre-ville de Montréal, à la place des Festivals et à l’Esplanade du Parc olympique, où les matchs du Canadien sont retransmis sur écran géant.  

  • Écoutez la chronique de Félix Séguin au micro de Danny St Pierre sur QUB radio:   

 CAFOUILLAGE DU 24 JUIN 

Parmi eux, 175 agents spécialisés formeront cinq ou six pelotons prêts à intervenir. Environ 200 policiers de la SQ iraient aussi appuyer les membres du SPVM déjà sur place. Personne ne veut revivre ce que plusieurs officiers qualifient de « cafouillage du 24 juin ». 

« On a failli l’échapper, cette soirée-là », raconte un membre du groupe d’intervention du SPVM présent lors des débordements du dernier match gagné par le CH. Nos policiers se sont fait encercler et nous n’avions pas assez d’effectifs. » 

« On était tellement mal organisés que nos policiers antiémeutes ont même lancé les gaz contre leurs propres collègues des postes de quartier », raconte un cadre de la police montréalaise. 

MAUVAISES PRÉVISIONS 

Selon trois sources consultées par notre Bureau d’enquête, il a fait chaud au quartier général du SPVM le 24 juin, « et ce n’était pas à cause de la canicule », raconte l’une d’entre elles. 

Les officiers de la police montréalaise n’auraient tout simplement pas prévu assez de policiers sur le terrain le 24 juin. Il n’y en avait que 600 ce soir-là. 

THIERRY LAFORCE / AGENCE QMI

Selon nos informations, le directeur Sylvain Caron était mécontent de la tournure des évènements. 

Dès le lendemain, il aurait fait commander plusieurs équipements de protection et réquisitionné le Stade olympique afin de former en urgence des agents en maintien de l’ordre et en emploi de la force. 

Le SPVM, dont l’actuel exercice budgétaire s’annonce déficitaire, devra éponger une facture salée. 

On aurait demandé à tous les policiers volontaires de se présenter au travail en heures supplémentaires pour ce quatrième match de la série contre le Lightning de Tampa Bay. 

À VOIR AUSSI