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Un agriculteur peine à se faire reconnaitre par la CPTAQ

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Un agriculteur propriétaire depuis une quinzaine d’années, qui compte une vingtaine d'employés, une masse salariale de près de 100 000$ et des revenus annuels de 400 000$, peine à se faire reconnaitre par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).

Yan Gendron, propriétaire des Potagers des nues mains à Sutton, en Montérégie, depuis 15 ans, n’est toujours pas reconnu comme étant un agriculteur à temps plein par la CPTAQ, qui lui interdit de loger ses employés québécois ou étrangers sur ses terres agricoles.

«La CPTAQ regarde mes chiffres et elle me dit que je ne me classe pas parce que j'ai une partie de mon revenu qui provient d'autres activités. [...] Si je ne loge pas, je n'aurai pas de travailleur et donc pas de business, a déclaré le propriétaire de la ferme.

Il faut savoir que M. Gordon a créé une coopérative agricole pour lui et ses confrères. Il soutient que cette tâche n'est qu'une mince partie de ses activités et qu'il travaille jour et nuit pour sa ferme.

Bien que ses habitations aient des allures un peu rustiques, M. Gordon a affirmé que des inspecteurs passent deux fois par année pour vérifier l'état des lieux et que le tout est conforme aux lois. Yan Gordon se sent démuni et a expliqué qu'il était très difficile de joindre la CPTAQ.

Du soutien de la communauté

M. Gordon n'est pas seul dans son combat. Une citoyenne, qui vient tout juste de terminer son mandat sur le conseil de ville de Sutton, fait tout en son pouvoir pour aider l'entreprise agricole. Elle a commencé une pétition pour montrer son appui à la ferme.

«Nous avons réussi à obtenir plus de 250 signatures en moins de 4 heures au marché samedi dernier. Lorsque nous expliquions la situation aux gens, ils ne croyaient pas ce qu'ils entendaient et signaient la pétition», a avoué Patricia Lefèvre, qui est à la tête du mouvement de soutien pour la propriétaire de la ferme.

Malgré l'interdiction toujours en vigueur de loger ses employés, Yan Gordon a fait savoir à TVA Nouvelles que seulement deux de ses employés avaient un appartement à Sutton en raison de la crise du logement.

Questionnée sur cette affaire, la CPTAQ n’a toujours pas commenté la situation.