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La douce revanche de Félix

La douce revanche de Félix
Photo AFP

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En battant Alexander Zverev, Félix Auger-Aliassime a permis au tennis canadien d’écrire une page d’histoire à Wimbledon avec Denis Shapovalov. Il a surtout pu effacer certains doutes qui planaient au-dessus de sa tête depuis un an.

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En raison de la pandémie, je ne peux pas être à Wimbledon cette année. Au lieu d’être aux abords des terrains pour décrire les matchs et les coulisses, je dois couvrir le tournoi en direct... de mon salon. 

C’est comme manger un gâteau sans le glaçage. Pas génial, mais ça fait le travail. Je suis tout de même en mesure d’apprécier les performances de haut niveau comme celle de Félix. 

Il n’a pas volé son billet pour les quarts de finale. Sa victoire contre Zverev était impressionnante. On a assisté à l’un de ses meilleurs matchs en carrière. Rien de moins.  

Pour moi, c’est la façon d’arriver à ce résultat qui est le plus important. Sa façon de se comporter lors de la dernière manche était digne des grands. 

Auger-Aliassime a réussi à garder sa concentration même s’il venait de perdre les deux dernières manches. Il n’a jamais paniqué. Il est demeuré dans sa zone. Ça lui a permis de finir le travail de brillante façon. 

De l’émotion

Depuis un an, les observateurs et les amateurs sur les réseaux sociaux pointent le Québécois du doigt en disant qu’il n’est pas capable de gagner les matchs importants et qu’il n’a pas la force mentale pour le faire. 

Puis, avant son gain contre Zverev, le protégé de Fred Fontang avait une fiche de 4-15 contre les joueurs du top 10 mondial. Un autre argument pour casser du sucre sur son dos. 

Les critiques sont vicieuses même s’il n’est âgé que de 20 ans. Il n’a aucune marge de manœuvre. Pour sa part, Auger-Aliassime est conscient des attentes placées en lui. Il tente de tout mettre en place pour accéder au sommet de son sport. 

Et ces attentes sont encore plus importantes depuis l’arrivée de Toni Nadal au sein de son équipe. L’échec n’est pas une option. 

Lundi, dans les secondes après son triomphe, on a vu un athlète à qui l’on venait d’enlever une tonne de pression sur les épaules. Du même coup, il venait de fermer le clapet à ses détracteurs. 

C’est une douce revanche qu’il venait d’obtenir. Même si elle est satisfaisante, il l’a savourée avec humilité avant de s’attaquer à son prochain défi. C’est la marque des grands joueurs et c’est le statut qu’il souhaite atteindre dans un avenir rapproché.