/sports/football/alouettes
Navigation

Les Alouettes devront surprendre de nouveau

Les Alouettes devront surprendre de nouveau
Photo Agence QMI, Marc Desrosiers

Coup d'oeil sur cet article

À l’image de la saison 2019, les Alouettes de Montréal agiront à titre de négligés en 2021 et devront refaire leurs preuves.

Lors de cette campagne, la dernière de la Ligue canadienne de football puisque celle de 2020 a été annulée en raison de la COVID-19, les Moineaux avaient préservé une fiche de 10-8 pour terminer au deuxième rang de l’Association de l’Est. Ils avaient pu participer aux séries éliminatoires, mais s’étaient fait montrer la porte de sortie dès leur premier duel, contre les Elks (anciennement Eskimos) d’Edmonton.

C’est toutefois avec confiance que l’organisation envisage cette saison écourtée de 14 matchs. Elle pourra entre autres compter sur plusieurs visages familiers qui ont grandement performé offensivement, dont celui du quart-arrière Vernon Adams fils, la révélation de l’équipe en 2019, ainsi que celui du porteur de ballon William Stanback, qui a tenté sa chance avec les Raiders de Las Vegas dans la NFL en 2020.

«Je ne crois pas avoir eu une vraie chance avec les Raiders, en raison de la COVID-19, a mentionné Stanback, en vidéoconférence, mardi. En retournant à la maison pour les funérailles de mes parents, j’ai manqué près de deux semaines du camp d’entraînement.»

Son retour avec l’équipe n’aura été que très bref, lui qui a été libéré peu après.

«Quand j’ai parlé aux entraîneurs, ils ne m’ont même pas donné une raison légitime pour ma libération. Ils m’ont seulement dit qu’ils "savaient que je vivais des moments difficiles avec ma situation familiale." Je sens que je n’ai pas eu une vraie opportunité.»

Néanmoins, l’athlète de 27 ans est prêt pour son retour à Montréal, tout comme son entraîneur-chef.

«Je suis heureux d’être de retour. C’est quelque chose que j’attends depuis longtemps, de dire Stanback. Je suis excité de revenir et d’avoir la chance d’être un meneur.»

«Ça me va, a simplement répondu Khari Jones, le sourire aux lèvres, lorsque questionné à savoir s’il était heureux de retrouver un porteur de ballon qui a franchi le cap des 1000 verges en 2019. Je suis excité de le revoir.»

Le porteur de ballon a amassé 1048 verges sur 170 portées en 2019. Cinq d’entre elles se sont terminées dans la zone des buts.

Travailler avec son quart

Si Khari Jones veut connaître du succès en 2021, il devra aussi compter sur son quart-arrière, Adams fils. Ce dernier a complété 283 de ses 431 tentatives de passes cette année-là, pour 3942 verges de gain. Il avait aussi réussi 24 remises pour un majeur contre 13 interceptions.

«Il est l’un des joueurs les plus sérieux que j’ai côtoyés. Il est prêt et il veut démontrer à quel point il peut être bon, a dit Jones. Nous avons à peine vu à quel point il peut être bon dans cette ligue, alors c’est de mon devoir de l’aider.»

«La plus grosse chose [à ne pas faire], c’est de croire que tu as tout compris. Quand tu as du succès, tu crois savoir ce qui se passe, tu te sens bien à propos de certaines choses et tu arrêtes d’apprendre, tu arrêtes de grandir.»

Négligés

Selon les preneurs aux livres, le nombre de victoires des Alouettes devraient se situer aux alentours de six, et ce, même s’ils en ont récolté 10 il y a deux saisons. Toutefois, la saison 2021 comptera seulement 14 matchs, au lieu des 18 habituels.

«Nous allons avoir une équipe de qualité. En 2019, on nous donnait deux ou trois victoires. Je ne m’attarde pas à cela. Je n’écoute pas ce que les soi-disants experts ont à dire. La seule chose qui importe c’est ce à quoi on croit ici. J’ai beaucoup d’espoirs pour cette équipe.»

Les Alouettes auront la chance de faire mentir leurs détracteurs dès le 14 août, contre les Elks.

En bref

Les Alouettes ont dévoilé une liste de sept joueurs suspendus. Ces athlètes n’ont simplement pas encore pris de décisions quant à leur avenir. Le Québécois Félix Faubert-Lussier a aussi annoncé sa retraite.