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Tourbillon bureaucratique pour une famille du Lac-Saint-Jean coincée en France

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Une famille d'origine française, établie au Lac-Saint-Jean depuis maintenant 4 ans, est prise dans un tourbillon bureaucratique. La mère et sa fille ont quitté le pays il y a plus de trois semaines pour se rendre au chevet d'un proche mourant en France. Elles sont maintenant coincées là-bas.

«J'ai bien passé les douanes avec Louhann sans problème. C'est arrivé quand on a pris l'avion, l'hôtesse de l'air nous a refusé l'accès», a expliqué Laurence Lacroix à TVA Nouvelles.

La mère possède un visa de travail et sa fille de 14 ans, un visa visiteur.

Selon elle, le problème serait là.

«Ce n'est pas les douanes qui nous refusent, ce sont les compagnies aériennes. Sur leurs normes à eux, c'est bien écrit que tous les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer au Canada», a-t-elle affirmé. En ces temps de pandémie, les visiteurs étrangers ne sont pas encore admis au Canada.

«Je viens de savoir que ça prenait une autorisation écrite pour pouvoir sortir du pays pour un visiteur. Mais le problème là-dedans, c'est que ce papier prend plus de 15 jours parfois à arriver», a ajouté le père de famille, Cédric Lacroix, qui assure ne jamais avoir été mis au courant de cette autorisation avant que sa femme et sa fille ne quittent le pays.

Leurs visas expirent le 20 juillet prochain. Après, il sera très difficile pour le duo de rentrer chez eux. Le père de famille fait de son mieux pour les aider, mais ce n'est pas facile à distance.

Il affirme pourtant avoir pris contact avec un avocat en immigration, un agent des services frontaliers du Canada, l'ambassade et même quelques figures politiques pour tenter d'aider sa famille.

Mme Lacroix est propriétaire d'un restaurant à Métabetchouan–Lac-à-la-Croix. Elle doit maintenant le gérer à distance depuis plus de deux semaines. Sinon, ce sont des étudiants qui s'occupent de tout.

En attendant, cette mère et sa fille se croisent les doigts pour revenir avant le 20 juillet. Elles étaient sur le point de faire leur demande de résidence permanente.

Elles sont présentement hébergées par une connaissance en France, sans leurs bagages, puisqu'eux, ils ont pu rentrer à Montréal le 28 juin dernier.