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Le droit au silence de Karl-Emmanuel Villeneuve a été violé

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Le droit au silence du Saguenéen Karl-Emmanuel Villeneuve, cet homme qui a plaidé coupable en mars à une accusation réduite d’homicide involontaire, a été violé, a conclu la Cour supérieure dans une décision rendue publique le 25 juin dernier.

C'est ce même jugement de 52 pages qui a permis au jeune homme, accusé initialement du meurtre au premier degré d’Alexandre Larouche, de plaider coupable.

Le Tribunal emploie le mot «oppression» pour qualifier le climat qui régnait dans la salle où a été amené Villeneuve par les enquêteurs de la police, après son arrestation en août 2018.

Toujours selon le jugement, il a répété à 153 reprises au cours de l'interrogatoire qu'il souhaitait garder le silence, mais les enquêteurs au dossier ont insisté. C'est cette violation de droits qui a poussé le Tribunal à déclarer inadmissible en preuve la déclaration vidéo de Villeneuve dans laquelle il tenait des propos incriminants.

Il a été condamné à 13 ans de pénitencier pour avoir prêté son arme à un individu qui s'en serait servi pour commettre le meurtre. Il a toujours nié avoir tué Alexandre Larouche, dont le corps a été découvert dans une résidence de Chicoutimi-Nord, en août 2018.

Karl-Emmanuel Villeneuve a comparu sous deux nouvelles accusations de trafic de stupéfiants et de complot dans les derniers jours. Il s’agirait de gestes qu’il aurait commis en prison, pendant l’attente de son procès pour meurtre.