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«Il ne faut pas présumer que nous avons enrayé la pandémie», dit la Dre Tam

«Il ne faut pas présumer que nous avons enrayé la pandémie», dit la Dre Tam
Joël Lemay / Agence QMI

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«Il a fallu beaucoup d’efforts pour en arriver là où nous en sommes aujourd’hui, mais il ne faut pas présumer que nous avons enrayé la pandémie», a averti jeudi la cheffe de l'Agence de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam.

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Si le pays affiche moins de 500 nouveaux cas quotidiens ces jours-ci, un nombre environ 95% inférieur à celui du sommet de la troisième vague de COVID-19, la Dre Tam martèle qu’il faut continuer à se «retrousser les manches», car la couverture vaccinale reste la clé pour déjouer une quatrième vague.

Depuis le début du mois de juin, le rythme de la vaccination chez les gens allant chercher leur première dose est en ralentissement constant.

Cela est principalement dû au fait qu’il reste moins de gens à vacciner une première fois, mais aussi parce que les gens non vaccinés, à ce stade-ci de la campagne, sont aussi les plus résistants à l’idée de se faire vacciner.

Même si près de 80% des Canadiens admissibles au vaccin ont reçu leur première dose et 44% leur deuxième, il ne faut pas nécessairement un grand nombre de personnes non vaccinées pour que la situation bascule.

«Il ne faut pas présumer que nous avons enrayé la pandémie», dit la Dre Tam
Capture d'écran, TVA Nouvelles

Dans certains pays, le nombre de cas est en pleine remontée, malgré une bonne couverture vaccinale. Le cas est particulièrement frappant au Royaume-Uni, où la courbe des infections est en véritable explosion, mais qui cette fois-ci ne s'accompagne pas d'une montée aussi importante des hospitalisations, présumément à cause de l'immunité fournie par les vaccins.

Selon le Dr Howard Njoo, adjoint de la Dre Tam, les poches de population où la couverture vaccinale est moindre pourraient s’avérer des «étincelles» qui pourraient mener à d’éventuelles éclosions à l’automne.

«La meilleure cible à atteindre, pour devancer les variants très contagieux alors que l’automne approche et que nous resterons à l’intérieur, est d’obtenir la couverture vaccinale la plus étendue possible, le plus rapidement possible», a-t-il dit.

Le variant Lambda à l’oeil

Toujours classé comme «variant d’intérêt» et non «variant préoccupant», le variant Lambda suscite la méfiance en raison d’un prépapier scientifique qui le présente comme étant résistant aux vaccins.

Moins d’une centaine de personnes au Canada ont été déclarées positives à cette mutation du virus de la COVID-19 en date de jeudi, mais il est presque certain qu’elle se propagera davantage dans le futur.

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a rapporté jeudi qu’entre le 11 mars et le 5 mai 2021, le variant lambda a infecté 27 personnes dans la province.

Selon le Dr Njoo, il est trop tôt pour savoir si ce variant, qui aurait pris forme au Pérou, représente un danger plus important que les autres.

«Oui, c’est quelque chose que l’on continue à surveiller, mais pour l’instant c’est l’été et on ne peut pas toujours être inquiets pour tout. Il faut trouver un équilibre. Il faut toujours être conscients et regarder ce qui se passe, mais il faut aussi vivre un peu», a-t-il dit, en soulignant qu’«il ne faut pas être trop pessimistes».

La meilleure stratégie pour lutter contre sa propagation reste la même que pour les autres variants: le respect des mesures sanitaires et l’augmentation de la couverture vaccinale.

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