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Bilan de fin de saison: les échos de vestiaire du CH

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Pas d’opération pour Weber ni Petry ? 

Quand les médecins ont replacé le doigt brisé de Jeff Petry, la douleur a été tellement vive que des vaisseaux sanguins ont éclaté dans ses yeux.
Photo d'archives, Martin Chevalier
Quand les médecins ont replacé le doigt brisé de Jeff Petry, la douleur a été tellement vive que des vaisseaux sanguins ont éclaté dans ses yeux.

Le Canadien a joué une partie des séries éliminatoires sans que deux de ses principaux défenseurs soient en parfaite santé. Shea Weber s’est fracturé un pouce avant le début des séries, alors que Jeff Petry s’est brisé les os d’un petit doigt dans la série contre les Jets.

« Au départ, on parlait d’une opération pour Shea. Je ne sais pas si c’est encore le cas puisque je n’ai pas encore vu les médecins. Toutefois, si ça devait l’être, on ne croit pas que ça affecterait son début de saison. »

– Dominique Ducharme

« Les docteurs disaient qu’une opération mettrait un terme à ma saison. J’ai tout fait pour revenir le plus rapidement possible. J’ai porté un plâtre pendant une semaine. Quand ils ont replacé mon doigt pour mettre le plâtre, j’ai failli perdre connaissance, ce qui a fait exploser les vaisseaux sanguins dans mes yeux. C’est la raison pour laquelle j’avais les yeux rouges. »

– Jeff Petry

Le trophée Bob Gainey 

Dominique Ducharme, Luke Richardson et quelques joueurs avaient offert des indices, mais ils n’avaient jamais parlé avec précision de la compétition à l’interne entre les joueurs durant ce long parcours en séries. Après les matchs, on remettait le trophée Bob Gainey au joueur le plus méritant, selon une grille de calculs. Ducharme a expliqué le concept de ce trophée.

« On avait parlé de Bob Gainey. On avait un truc à l’interne pour mesurer les habitudes de travail. On voulait jouer de la bonne façon et respecter notre style de jeu. On a une façon de calculer chaque action reliée à ça. Ça donne un pourcentage, et on avait un gagnant après chaque match. On a construit un trophée. Le trophée était relié à Bob Gainey. Dans les choses qu’on mesurait, ça représentait de grandes qualités de Bob comme joueur. Le nom du trophée était le gritty [courageux] Bob. Il est venu présenter son propre trophée et parler aux joueurs. » 

La symbolique du CH pour Byron 

Paul Byron livre jusqu’à sa dernière once d’énergie à chaque match pour l’honneur du chandail du Canadien.
Photo AFP
Paul Byron livre jusqu’à sa dernière once d’énergie à chaque match pour l’honneur du chandail du Canadien.

Paul Byron a toujours priorisé le logo sur son chandail avant son nom dans le dos. Le petit ailier de 32 ans l’a démontré une fois de plus cette année en ne manifestant jamais son impatience et sa déception malgré trois passages au ballottage et de multiples présences sur l’escouade des réservistes. 

« J’aime Montréal, j’aime les partisans, j’aime porter ce chandail. Je me le dis souvent dans ma tête. Quand je rentre dans le garage pour un entraînement et que je rentre dans le vestiaire, je regarde encore les photos de Jean Béliveau, Maurice Richard, Yvan Cournoyer, Larry Robinson, Patrick Roy ou Guy Carbonneau. Je porte le même chandail qu’eux. C’est un rêve d’enfance. Je suis la personne la plus chanceuse au monde, même dans les jours plus difficiles comme quand je me retrouvais au ballottage. J’aime ça, être ici. Ma femme est une Québécoise. C’était une année formidable. » 

Le Canadien gagne en respect 

Photo d'archives, AFP

Le Canadien a beau avoir atteint la finale de la Coupe Stanley, la tâche ne sera pas facile l’an prochain. Marc Bergevin en a glissé un mot en illustrant que les 32 équipes devaient repartir au bas de la montagne. De plus, le Canadien retrouvera sa division habituelle, l’Atlantique, avec entre autres le Lightning, les Maple Leafs, les Bruins et les Panthers.

« Chaque fois qu’on a Carey Price devant dans le filet, c’est difficile de nous affronter. L’an dernier, les Penguins avaient peur de jouer contre nous, même si on n’était pas une équipe de haut de classement. Le parcours que l’on vient de faire en série va nous amener du respect, mais également beaucoup de confiance. Il va falloir beaucoup de travail, mais j’ai confiance qu’on peut le faire encore. » 

– Paul Byron

Le repêchage d’expansion 

Photo d'archives, Martin Chevalier

Le 21 juillet, le Kraken de Seattle prendra forme avec le repêchage d’expansion. À moins que Marc Bergevin ne prenne une entente avec Ron Francis, son homologue du Kraken, les chances sont grandes pour que le Canadien perde Jake Allen au profit de la nouvelle formation.

« Je ne me suis pas encore attardé à cette possibilité, mais je comprends l’enjeu. Des décisions devront être prises. Pour l’instant, je m’attends à disputer la prochaine saison à Montréal. C’est la raison pour laquelle j’ai signé une prolongation de contrat [de deux saisons]. »

– Jake Allen