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Des villes envahies par les animaux (suite)

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Cerfs de Virginie, dindons sauvages, bernaches résidentes, lapins à queue blanche, écureuils gris et coyotes, plusieurs villes nord-américaines sont prises d’assaut par certaines espèces animales sauvages ! Certaines populations d’oiseaux et de mammifères connaissent effectivement une importante progression puisqu’elles ont appris à tirer profit de la présence humaine et ont su s’adapter au monde urbain. 

Voici la suite de ma chronique de la semaine dernière portant sur les animaux sauvages qui peuvent causer des ravages dans les jardins et potagers. Vous trouverez ici quelques trucs et conseils pour tenir ces animaux loin de vos cultures.

• À lire aussi: Des villes envahies par les animaux (première partie)

LAPIN À QUEUE BLANCHE

Photo courtoisie

Le lapin à queue blanche abonde dans les villes et ne doit pas être confondu avec le lièvre qui est surtout présent en zone rurale et périurbaine. Le lapin à queue blanche a un taux de reproduction absolument extraordinaire. Dans le sud-est du Canada, cet animal peut produire chaque année quatre portées comprenant chacune jusqu’à huit rejetons, parfois plus. Cependant, les populations de lapins fluctuent beaucoup en fonction de divers facteurs environnementaux. 

Le lapin à queue blanche est un animal plutôt nocturne qui se nourrit surtout à l’aube et au crépuscule. En plus de grignoter les légumes-feuilles des potagers, il broute également l’écorce des troncs et des rameaux de certains arbres et arbustes fruitiers.

Vous pouvez éloigner les lapins qui dévorent vos plantes à l’aide d’un répulsif commercial, comme Bobbex ou Plantskyyd par exemple. La plupart de ces répulsifs contiennent du benzoate de dénatonium, une substance au goût et à l’odeur très désagréables. Il suffit donc de les vaporiser sur les plantes pour éloigner les lapins qui s’y intéressent. Pour une efficacité maximale, il faut toutefois vaporiser ces produits plusieurs fois par semaine, particulièrement après la pluie. 

Si vous possédez de jeunes arbres fruitiers, il est nécessaire de protéger leur tronc en l’entourant d’un grillage métallique dont les mailles font environ 6 mm. Assurez-vous que le grillage soit suffisamment haut pour que le couvert de neige ne le dépasse pas. Les lapins peuvent marcher sur la neige et manger l’écorce située plus haut dans les arbres.

Si les lapins à queue blanche font des ravages dans votre potager, vous pouvez tout simplement l’entourer d’une clôture constituée d’un grillage métallique aux mailles serrées. Prenez soin cependant d’enterrer environ 20 cm de la base du grillage. Comme les lapins ne sont pas bons grimpeurs, le jardinage sur table est également une solution envisageable.

Un potager clôturé, à l’épreuve des lapins et des marmottes, mais pas des écureuils !
Photo courtoisie
Un potager clôturé, à l’épreuve des lapins et des marmottes, mais pas des écureuils !

MARMOTTE 

Photo courtoisie

La marmotte est un mammifère herbivore qui se nourrit principalement de plantes herbacées telles que le trèfle, la luzerne, le pissenlit et le plantain. À l’occasion, elle peut également manger certains fruits et légumes qui poussent dans les potagers. 

Contrairement aux écureuils et aux tamias rayés, cet animal n’amasse pas de nourriture. La marmotte accumule plutôt une réserve de graisse – représentant plus de la moitié de son poids à l’automne – qui lui permettra de passer tout l’hiver dans son terrier en état d’hibernation.

Comme dans le cas des écureuils, la meilleure technique pour protéger vos plantes des attaques des marmottes est de les recouvrir d’un agrotextile. Vous pouvez aussi éloigner ces animaux à l’aide d’un répulsif commercial.

OISEAUX

À la fin de l’été et au début de l’automne, le merle d’Amérique n’hésite pas à manger les fruits des sorbiers, des sureaux et des viornes. Par contre, au début de la saison, il se nourrit principalement de vers de terre, de limaces et d’insectes.
Photo courtoisie
À la fin de l’été et au début de l’automne, le merle d’Amérique n’hésite pas à manger les fruits des sorbiers, des sureaux et des viornes. Par contre, au début de la saison, il se nourrit principalement de vers de terre, de limaces et d’insectes.

Plusieurs espèces d’oiseaux sont frugivores et peuvent dévorer une récolte de cerises ou de bleuets avant même qu’on ait pu goûter un seul fruit. Le meilleur moyen d’empêcher les oiseaux d’avoir accès à vos arbres et arbustes fruitiers est de les recouvrir de filets protecteurs aux mailles fines dès que les fruits commencent à se colorer, et ce, jusqu’au moment de la récolte.

RATON LAVEUR

Photo courtoisie

Avec sa queue beige rayée de noir et ses yeux entourés d’un masque noir bordé de blanc, le raton laveur est assurément l’un des animaux sauvages les plus faciles à identifier. Rarement observé le jour, le raton laveur quitte son gîte peu après le coucher du soleil en quête de nourriture.

Il mange presque tout ce qui lui tombe sous la patte, mais il a une préférence pour les animaux aquatiques tels que les moules, les écrevisses, les petits poissons, les grenouilles et les tortues. Il se nourrit aussi de petits mammifères, d’insectes, d’œufs, de fruits, de maïs et de nourriture trouvée dans les ordures.

Le raton laveur porte décidément mal son nom puisqu’il est faux de prétendre qu’il lave sa nourriture avant de la manger. Il plonge plutôt ses pattes dans l’eau des étangs et des rivières pour y capturer des moules, des crustacés ou des poissons.

Pour éviter que les ratons laveurs causent quelque dégât dans votre jardin, assurez-vous d’abord que vos ordures et votre compost sont placés dans des contenants dont le couvercle ne peut être ouvert par ces derniers. Vous pouvez également protéger les plantes qu’ils apprécient en utilisant un répulsif commercial.