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Grand Prix de Trois-Rivières: sortir les pilotes de leur zone de confort

Une nouvelle catégorie de voitures au rendez-vous trifluvien

Raphaël Lessard, Louis-Philipe Dumoulin, Marc-Antoine Camirand
Photo Agence QMI, Andréanne Lemire Raphaël Lessard (à gauche), Louis-Philippe Dumoulin (au centre) et Marc-Antoine Camirand sont fébriles à un peu plus d’un mois de la tenue du Grand Prix de Trois-Rivières, tout autant que les promoteurs, Dominic Fugère et Dominic Lussier (à l’arrière-plan).

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TROIS-RIVIÈRES | La pandémie aura eu au moins un effet bénéfique sur le Grand Prix de Trois-Rivières. Elle a permis l’ajout à la programmation d’une nouvelle série de voitures.

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Le GP3R aura bel et bien lieu en 2021 après une interruption d’un an, tel qu’annoncé en primeur dans l’édition de jeudi du Journal. En manque de sensations fortes, les pilotes, officiels, bénévoles et amateurs de courses automobiles seront enfin comblés. L’attente a assez duré.

Les nouvelles mesures sanitaires moins strictes, qui entreront en vigueur lundi, ont incité le comité organisateur à relancer le processus de vente de billets et à entreprendre la promotion de l’événement sportif le plus important en Mauricie.

Le tout n’est toutefois possible qu’en respectant des critères sévères imposés par la Santé publique.

Ainsi, deux bulles seront aménagées sur le site du GP3R, d’une capacité maximale de 5000 spectateurs chacune. L’admission générale pour les amateurs qui ne prendront pas place dans les tribunes, du 13 au 15 août, sera limitée à 500 personnes.

Le public n’aura pas accès au paddock pour éviter tout risque de propagation du virus. Cette zone sera réservée aux officiels, aux pilotes et à leurs équipiers. Pour compenser ce manque à gagner, le prix des billets a été réduit.

Il y a quatre ans

Face à la fermeture des frontières aux voyages non essentiels, le GP3R n’a eu d’autre choix que de se réinventer et de remettre à plus tard son désir d’attirer des séries internationales comme le championnat des Amériques de F3.

Que cela ne tienne, on n’y perdra pas au change, bien au contraire. 

Pour combler cette perte, on a invité les bolides de la classe Modifiée (photo), qui s’éclatent habituellement sur les tracés de terre battue à Granby et Drummond notamment.

« Nos premières discussions avec le GP3R ont eu lieu il y a environ quatre ans, a indiqué Dominic Lussier, copropriétaire et promoteur de l’Autodrome Granby. Mais elles ne se sont jamais concrétisées en raison de contraintes mécaniques et... économiques. »

Mais Lussier, à l’insistance de Dominic Fugère, directeur général du GP3R, a su convaincre les pilotes de la spécialité à les sortir de leur zone de confort.

« Ça n’a pas été une mince tâche, poursuit-il. Les voitures ne sont pas conçues pour tourner à droite [elles courent sur des pistes ovales], pas sur l’asphalte non plus. »

« Nos pilotes sont gâtés. Ils n’ont pas de frais d’inscription à payer et on leur offre des bourses. Le modèle d’affaires du GP3R n’est pas le même que le nôtre. Mais, à force d’arguments valables, a renchéri Lussier, la plupart des pilotes ont fini par accepter ce défi. »

« Je leur ai fait comprendre que le GP3R est une vitrine hors pair pour se faire connaître. L’impact de cet événement est important. On ne peut passer à côté de cette opportunité. C’est un happening et les pilotes ne le regretteront pas. »

À part les principales têtes d’affiche de la terre battue, des pilotes de renom, dont Marc-Antoine Camirand, vont se mêler au peloton. Et peut-être un certain Raphaël Lessard, présent à la conférence de presse de jeudi, qui n’attend que la contribution d’un précieux parraineur pour exprimer son talent. L’appel est lancé.