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Le barrage de Saint-Narcisse sera démoli

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Un monument de l’histoire de Saint-Narcisse, en Mauricie, et de l’hydroélectricité au Québec disparaîtra, Hydro-Québec ayant confirmé vendredi que le barrage, qui règne sur le parc de la Rivière-Batiscan, sera démantelé même si le maire Guy Veillette aimerait le sauver en faisant de Saint-Narcisse un producteur d’électricité.

Devant des travaux de réfection estimés à 180 millions $, la société d’État a tranché, le barrage mis en service en 1925 et en arrêt depuis 2018 quittera le paysage de la municipalité.

Le démantèlement devrait débuter dans les prochains mois et devrait durer de cinq à six ans.

Selon le porte-parole d’Hydro-Québec Francis Labbé, la décision a été prise compte tenu du montant à investir, mais aussi de la faible capacité de production durant l’hiver, au moment où les besoins sont les plus grands.

Le lien qui unit cette localité de la MRC des Chenaux à l’hydroélectricité remonte à l’Empire britannique en 1897 alors que Saint-Narcisse alimentait Trois-Rivières avec la plus longue ligne de transport au pays.

Une nouvelle qui a surpris les citoyens rencontrés par TVA Nouvelles. Monique Veillette, une résidente, a notamment soutenu que le barrage «fait partie de l’histoire» du village.

Le maire Guy Veillette veut sauver les installations. Avec l’aide d’un partenaire spécialisé dans le domaine, il souhaite que la municipalité devienne copropriétaire des installations, qu’elle produise de l’électricité et en tire des redevances pour garnir ses coffres.

«Je ne peux pas concevoir que le barrage va disparaître. C’est une idée qu’on a eue et qui pourrait être extrêmement bénéfique pour notre communauté», a indiqué le maire.

Le projet est embryonnaire, mais le conseil municipal a adressé une demande d’accès à l’information à Hydro-Québec afin de mettre la main sur le rapport du centre d’expertise hydrique concernant le barrage.

Avec des données précises sur l’état des installations, Saint-Narcisse et son partenaire pourraient soumettre un plan d’affaires à la société d’État. Une visite du site a d’ailleurs eu lieu dans les derniers mois avec des gestionnaires d’Hydro-Québec pour évaluer l’ampleur des travaux.

Mais Guy Veillette aura fort à faire pour convaincre le propriétaire, le porte-parole Francis Labbé soutenant qu’Hydro-Québec ne peut «tout simplement pas céder des actifs à des acteurs du privé pour ensuite racheter l’électricité».

Les travaux de démantèlement sont estimés à 30 millions $ et devraient s’entamer cette année jusqu’en 2027. Hydro-Québec promet que le patrimoine sera restauré.

En ce qui concerne l’occupation des terrains, Francis Labbé a confirmé que des discussions sont en cours avec certains acteurs du milieu afin que la communauté puisse, à terme, en profiter.

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