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Le polémiste Dieudonné condamné à 200 jours-amende pour recel d’escroquerie

Le polémiste Dieudonné condamné à 200 jours-amende pour recel d’escroquerie
AFP

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Le polémiste Dieudonné a été condamné vendredi à 200 jours-amende à 30 euros pour recel d’escroquerie à Lille, pour des spectacles organisés dans la métropole sous couvert de vente de cosmétiques ou d’atelier théâtral, a-t-on appris de source judiciaire. 

Noémie Montagne, dirigeante des deux sociétés qui louaient les salles sous un faux prétexte, a elle écopé d’une amende de 2000 euros pour escroquerie. Lors de l’audience le 25 juin, elle avait été présentée par le juge comme l’épouse de Dieudonné M’bala M’bala, ses avocats assurant au contraire qu’elle n’était ni son épouse, ni sa compagne.

Les deux prévenus ont également été condamnés à verser 5000 euros de dommages et intérêts à la Condition publique de Roubaix, reconnue partie civile, et 1500 euros au titre des frais de justice.

En cause, des spectacles de l’humoriste, déjà condamné à plusieurs reprises pour injures raciales et incitation à la haine, organisés en 2018 et 2019 à Roubaix, La Chapelle d’Armentières et Marcq-en-Barœul dans le nord de la France.

À la Condition publique de Roubaix, qui avait précédemment refusé de louer une salle à Dieudonné, l’une des sociétés dirigées par Mme Montagne avait indiqué vouloir organiser une vente de cosmétiques.

L’Hippodrome de Marcq-en-Barœul s’attendait à héberger un atelier de formation théâtrale, les Salons Kennedy de La Chapelle d’Armentières une vente de textile et de DVD.

Le maire de Marcq-en-Barœul avait pris un arrêté pour interdire le spectacle, mais le tribunal administratif l’avait annulé et la représentation avait eu lieu, comme à Roubaix et La Chapelle d’Armentières, devant environ 600 spectateurs à chaque fois.

«Compte tenu de la personnalité de M. M’Bala M’Bala, il a des difficultés à trouver des lieux où se produire et c’est en se cachant derrière des sociétés et des noms d’emprunt qu’il arrive à en trouver», avait pointé le procureur, évoquant des signalements ailleurs en France. Ce jour-là, aucun des deux prévenus n’était présent à l’audience.

L’avocat des prévenus n’était pas joignable vendredi.