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«Mon futur est d’être un père et un époux»

Eric Staal a surtout hâte de... rentrer à la maison

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Eric Staal s’est-il adressé aux journalistes pour la dernière fois à titre de porte-couleurs du Canadien vendredi ? 

Plusieurs observateurs sont non seulement d’avis que son court parcours à Montréal est terminé, mais aussi que sa carrière dans la LNH l’est tout autant.

Âgé de 36 ans comme Corey Perry d’ailleurs, l’attaquant natif de Thunder Bay, en Ontario, n’a pas voulu commenter sur son avenir avec le CH. En fait, sur son avenir tout court. 

Il a été le premier membre de l’organisation à participer au bilan de fin de saison du Tricolore vendredi au complexe d’entraînement de l’équipe à Brossard. Comme s’il avait hâte d’écrire un autre chapitre de sa vie et de quitter Montréal le plus rapidement possible.

Une épouse en or

« Mon futur est d’abord de rentrer à la maison, d’être un père et un époux, a-t-il déclaré. J’ai été pratiquement six mois sans voir ma femme et mes enfants. C’est une situation que je n’avais pas vécue dans le passé. Je suis anxieux de les retrouver et d’avoir la chance de décompresser en leur compagnie. Nous aurons ensuite des décisions à prendre. »

C’est comme si sa destinée était entre ses mains, plutôt qu’entre celles de Marc Bergevin, le directeur général du Canadien.

Une chose est certaine, Staal, un vétéran de 19 saisons dans la LNH, s’est fait élogieux envers sa conjointe Tanya.

« Mes trois garçons vont à l’école et jouent au hockey, a-t-il souligné. Elle a été d’une aide si précieuse. Son dévouement a été incroyable. »

Si près du but

Après avoir joué pendant quatre saisons avec le Wild du Minnesota, une transaction l’a envoyé à Buffalo en septembre dernier. Six mois plus tard, il prenait la route du Québec. 

Comme bon nombre de ses coéquipiers, il s’est montré déçu de ne pas avoir ramené la coupe Stanley à Montréal.

« Le résultat final n’est pas celui qu’on espérait évidemment, a-t-il enchaîné. Je pense qu’on avait tous les ingrédients pour se rendre jusqu’au bout. »

Quoiqu’après la troisième défaite face aux Maple Leafs de Toronto, en première ronde, on ne vendait pas cher la peau du Canadien.

« À ce moment-là, je ne pensais pas remporter les grands honneurs, a admis Staal. Mais on a fait preuve de caractère. Mon expérience à
Montréal et surtout notre tenue en séries éliminatoires seront à jamais gravées dans ma mémoire. Il nous a manqué trois victoires.

« J’aime encore le hockey et la compétition », a-t-il fait comprendre.

Santé chancelante

Mais, de toute évidence, celui qui a soulevé la coupe Stanley en 2006 dans l’uniforme des Hurricanes de la Caroline, cette équipe qui l’avait repêché au premier tour (deuxième choix au total) trois ans plus tôt, a peiné pendant son séjour à Montréal, notamment en raison d’une santé plutôt chancelante.

« Tout le monde dans cette équipe était amoché », a rapporté Staal. 

Pendant les éliminatoires, chacun cache ses petits et gros bobos. 

« Mon dos me faisait souffrir quand je suis arrivé à Montréal, a-t-il relaté. J’ai aussi subi une blessure au muscle pectoral gauche qui m’a affecté lors des mises au jeu [taux d’efficacité sous la barre des 40 %].

« Mais le personnel médical de l’équipe a fait un travail incroyable. J’ai aussi manqué le troisième match contre les Maple Leafs en raison d’une blessure à une main. Une vieille blessure qui est réapparue. »

Un passage apprécié

De son passage à Montréal, Staal ne retiendra que de bons moments.  

« Je suis fier de cette équipe, c’était un bon groupe de gars. On aurait tellement souhaité gagner. »