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«Mon intention est de jouer au hockey l’an prochain»

Corey Perry est un guerrier qui veut poursuivre son aventure à Montréal

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Victime d’un coup de hockey en pleine face, gracieuseté de Jonathan Marchessault lors du troisième match de la demi-finale face aux Golden Knights de Vegas, Corey Perry s’est relevé, le visage ensanglanté, avant de retourner au banc des siens.

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Un geste qui, d’ailleurs, n’a pas été puni par les arbitres.

Acquis par le Canadien en décembre dernier, l’attaquant est l’exemple du parfait guerrier, prêt à se sacrifier pour son équipe.

Mais autant cette réputation de gladiateur lui colle à la peau, autant il peine à contenir ses émotions. Deux jours après l’élimination crève-cœur de son équipe, Perry a fait de gros efforts pour retenir ses larmes, vendredi, à Brossard.

D’entrée de jeu, le vétéran de 36 ans a insisté, pendant son bilan, pour dire que le mot retraite n’était pas dans son vocabulaire.

« Mon intention est de jouer au hockey la saison prochaine, a-t-il insinué. Et préférablement à Montréal. C’est une organisation de première classe et je veux en faire encore partie. »

Mieux placé que Staal

Perry a obtenu 10 points (dont 4 buts) en séries éliminatoires, tout en affichant un différentiel de -5. En saison régulière, son dossier fait état de 9 filets et 12 passes et une fiche de -4.

Contrairement à l’avenir très incertain de son partenaire de trio Eric Staal avec le CH, Perry, lui, a de bonnes chances de porter l’uniforme tricolore en 2021-2022. 

Mais la décision n’est pas la sienne. Tous deux font partie de la liste des joueurs autonomes sans restriction. Libres comme l’air, libres de signer un accord avec l’équipe de leur choix. Au meilleur offrant.

« Je n’ai eu aucune discussion avec Marc [Bergevin], a avoué Perry. Je lui ai toutefois dit que je souhaitais revenir l’an prochain. On a été si près de gagner et on y prend goût. »

Deux revers de suite en finale

En fait, cette chance de soulever la coupe Stanley vient de lui échapper des mains pour une deuxième année consécutive après qu’il a connu le même sort avec les Stars de Dallas en 2020.

« Oui, je viens de vivre le même résultat, a-t-il raconté. Et contre la même équipe [le Lightning de Tampa Bay]. C’est dur à accepter en sachant que tu as travaillé si fort pendant la saison. »

Choix de premier tour des Ducks d’Anaheim (28e total) en 2003, l’Ontarien peut néanmoins se vanter d’avoir son nom inscrit sur la coupe Stanley. C’était en 2007 avec l’équipe qui l’a repêché. 

À sa récolte fructueuse, il compte aussi deux prestigieux trophées, le Maurice-Richard (décerné au meilleur buteur de la LNH) et le Hart (remis au joueur le plus utile à son équipe) en 2010-2011, ainsi que deux médailles d’or olympiques, à Vancouver (2010) et à Sotchi,
en Russie (2014).

Comme Spezza ?

À son arrivée à Montréal, Perry a accepté un contrat d’un an d’une valeur de 750 000 $ avec le Canadien. Il pourrait suivre l’exemple d’un autre vétéran, Jason Spezza qui a accepté de revenir à rabais avec les Maple Leafs la saison prochaine.

« On se dit qu’on a la chance d’aller encore plus loin », prétend-il.

Le directeur général du CH, Marc Bergevin, serait peut-être incité à le récompenser. Et pourquoi une entente d’un million sur la table ?

« J’ai encore beaucoup de hockey en moi, a-t-il conclu. Le futur de cette équipe est prometteur. Ç’a été plaisant de jouer dans l’environnement de Montréal et mon travail n’est pas terminé. » 

Ils sont sans contrat pour la saison 2021-2022 

Joueurs autonomes sans compensation

  • Joel Armia
  • Phillip Danault
  • Michael Frolik
  • Erik Gustafsson
  • Charlie Lindgren
  • Jon Merrill
  • Corey Perry
  • Eric Staal
  • Tomas Tatar 

Joueurs autonomes avec compensation

  • Cale Fleury
  • Jesperi Kotkaniemi
  • Artturi Lehkonen
  • Otto Leskinen
  • Michael McNiven
  • Ryan Poehling