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Site d’enfouissement: une poursuite de 5,4 M$ contre la Ville de Drummondville

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Après que Québec a autorisé l'agrandissement d'un site d'enfouissement contre sa volonté, la Ville de Drummondville doit maintenant faire face à un important recours judiciaire.

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L'opérateur du site, Waste Management, réclame 5,4 millions de dollars à l’administration municipale.

Waste Management reproche à la Ville de Drummondville de ne pas avoir respecté les termes d’une entente conclue entre les deux parties en 2012.

«La Ville s’était engagée à changer son zonage pour permettre l’agrandissement du site d’enfouissement, ce qu’elle refuse maintenant de faire. Pendant huit ans nous avons versé des sommes dans un fonds d’urgence environnementale géré par la Ville et fait bénéficier celle-ci à des tarifs préférentiels. Tout ce que nous demandons aujourd’hui c’est de récupérer ces sommes», explique le directeur des affaires publiques de Waste Management, Martin Dussault.

Cette poursuite a été déposée vendredi matin au Palais de justice de Drummondville, au lendemain du décret adopté par le gouvernement du Québec autorisant l’agrandissement du site d’enfouissement de Saint-Nicéphore. 

«C’est l’insulte à l’injure, commente le directeur de cabinet du maire Alain Carrier, Claude Proulx. Nous ne sommes pas d’accord et nous allons faire valoir nos points devant les tribunaux, mais c’est sûr qu’on ne paiera pas en s’excusant.»

La Ville de Drummondville, qui s’oppose à l’agrandissement du site d’enfouissement, évalue également ses options quant à une possible contestation du décret gouvernemental.

Éric Duhaime dénonce

De passage à Drummondville vendredi, le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a vivement dénoncé la décision du gouvernement de la CAQ. 

«Quel message ça envoie aux élus et à la population de la région? Que le gouvernement se fout d’eux? C’est une décision complètement antidémocratique», a-t-il lancé.

En entrevue à TVA Nouvelles, le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, dit comprendre la déception des élus locaux et des citoyens, mais assure que c’était la «seule solution». 

Le ministre veut mettre sur pied des moyens pour que le Québec réduise à la source la quantité de déchets enfouis.