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4 choses à vérifier avant de démarrer votre projet

Hen
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Je dois vous avouer que j’ai caressé l’idée d’avoir des poules en mars 2020, quand je suis arrivée devant l’étalage d’œufs complètement vide au supermarché. Se rapprocher de l’autonomie alimentaire et avoir des œufs frais à la maison en élevant quelques poules « urbaines »... Plusieurs se sont lancés dans ce projet en pleine pandémie et quelques-uns ont connu des ratés. Pour ceux qui hésitent encore, voici de quoi vous faire réfléchir avant d’acheter vos premières poules.

Cela peut assurément être agréable et avantageux pour toutes sortes de raisons d’avoir des poules à la maison. Cela dit, le projet vient aussi avec des responsabilités importantes au niveau de la santé et du bien-être de ces animaux et aussi du nôtre. On ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs, mais on peut souvent éviter bien des problèmes en connaissant la recette à l’avance. Que devrions-nous donc vérifier avant de nous lancer dans un tel projet de poules urbaines ? Il y a au moins quatre sujets sur lesquels se pencher en aval du projet pour ne pas être pris au dépourvu. Les voici.

1. Vérifier que votre municipalité le permet

Est-ce que votre ville ou votre municipalité permet d’avoir des poules ? Vous pourriez être surpris ! Si cela est permis, vérifier aussi s’il y a des conditions particulières comme, par exemple, si vous devez obtenir un permis ou s’il y a un nombre maximum de poules permises.

2. Se renseigner sur les besoins de vos futures poules

Les poules ont des besoins particuliers qu’il faut respecter pour leur bien-être et leur santé. Il est donc essentiel de bien les connaître à l’avance pour pouvoir leur offrir des conditions de garde adéquates au niveau du poulailler et de la volière (espace de vie nécessaire, ventilation, isolation, système d’éclairage, etc.). Même chose pour les soins quotidiens, la litière et l’alimentation. Le Guide d’élevage de volailles de basse-cour produit par l’Équipe québécoise de contrôle de maladies avicoles (EQCMA) est fort instructif comme point de départ (www.eqcma.ca/uploads/files/Guide_Elevage_final_correction2020.pdf) tout comme le site https://www.poulesenville.com. De plus, la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal s’applique aussi aux poules. Ainsi donc, le propriétaire a l’obligation de fournir de l’eau, de la moulée spécialisée, du calcium pour les poules pondeuses et un poulailler salubre et sécuritaire.

3 . Se trouver un vétérinaire. Pas une mince affaire...

Les poules qui tombent malades, ça arrive... Aurez-vous un vétérinaire dans votre région ? Vérifiez cela à l’avance aussi ! Le nombre de vétérinaires soignant les oiseaux de basse-cour n’a malheureusement pas augmenté au même rythme que l’engouement pour les poules « urbaines ». Il peut donc être difficile de trouver un vétérinaire dans une région ou une autre. L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec publie la liste des médecins vétérinaires membres du réseau aviaire du MAPAQ qui les soignent, mais on pourra certainement trouver d’autres vétérinaires offrant le service en faisant une recherche sur le même site (https://www.omvq.qc.ca/conseils-pour-vos-animaux/poules-urbaines/1058-18-5_choses-a-verifier-avant-d-acquerir-des-poules.html).

4. Acheter ses poules dans un couvoir certifié

Que vous achetiez vos poules d’une coopérative agricole ou d’ailleurs, assurez-vous qu’elles proviennent d’un couvoir commercial certifié, car elles auront été vaccinées en bas âge et seront exemptes de diverses maladies infectieuses. Ces poules ont un statut sanitaire plus sécuritaire et cela diminue les risques de transmission de maladies dans votre petit élevage.