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Quelques chanceux vivront leur bal, mais plusieurs écoles préfèrent annuler

Certaines écoles ont décidé d’organiser un événement après le 8 juillet

Jasmin Fournier et Léa-Maude Gagné
Photo courtoisie Fébriles et excitées à l’idée de pouvoir enfin souligner la fin de leurs études secondaires en bonne et due forme, Léa-Maude Gagné (à gauche) et son amie Jasmine Fournier s’affairaient à décorer le chapiteau pour le grand événement de ce soir.

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Une poignée de finissants du secondaire se comptent très chanceux de pouvoir enfin célébrer leur bal au cours des prochains jours, alors que bon nombre d’écoles ont préféré annuler l’évènement. 

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C’est le cas notamment de Léa-Maude Gagné et de Jasmine Fournier, de l’école La Porte-du-Nord à Chibougamau, qui étaient fébriles, vendredi, lorsque Le Journal les a interrogées, à l’idée d’enfiler leur robe de bal ce soir. Un événement qu’elles attendent depuis qu’elles sont toutes petites.

« Journée de princesse »

Impliquées dans le comité organisateur, les adolescentes ne tenaient plus en place, hier. 

«On l’a tellement voulu. C’est notre journée de princesse et personne ne peut nous l’enlever», dit Léa-Maude, âgée de 16 ans, qui avec son amie, s’affairait hier à apposer les dernières décorations dans la salle, avant le jour J. 

«On voit toute la salle et le décor qui se prépare et on se dit : Wow! On se compte chanceuses», poursuit Jasmine, âgée de 17 ans. 

Persévérance

Selon le directeur de l’école, Sabin Fortin, c’est grâce à la persérévrance et l’implication du comité de parents et d’élèves, qui travaillent sur le financement et l’organisation du bal depuis le mois de septembre dernier, que l’évènement aura lieu. 

«Même s’ils [la Santé publique] nous disaient que ce n’était pas possible d’avoir un bal, on continuait quand même de trouver des solutions et quand est arrivé le moment qu’ils nous ont permis d’en avoir un, on était prêts», affirme Léa-Maude. 

Ainsi, les 55 finissants se réuniront ce soir sous un chapiteau installé dans le stationnement de l’aréna de la municipalité. 

Au programme, souper accompagné des parents et soirée dansante, sans masque, tel que permis par la Santé publique. 

Trois-Pistoles 

Au même moment à Trois-Pistoles se tiendra le bal de la soixantaine de finissants de l’école secondaire, au parc récréatif de la Grève Morency.  

Très heureuse de pouvoir célébrer la fin de son secondaire, Laeticia Boucher, 18 ans, était aussi excitée à l’idée de parader sa robe sur le tapis rouge, avant de partager un repas avec ses compatriotes, sous un chapiteau extérieur. «Ç’a été organisé à la dernière minute et nous sommes chanceux», dit-elle.  

Les 193 finissants de l’Académie Sainte-Thérèse étaient aussi heureux hier, à quelques heures leur bal avait lieu à l’Abbaye d’Oka. Pour Meghan Demers, 17 ans, qui s’étaient préparé toute la journée, l’évènement représentait l’aboutissement d’une année difficile. «Nous avons des photographes, vidéastes, il y aura des discours et de la danse, qui est très importante dans un bal!» a lancé celle qui organisait l’évènement depuis le mois de novembre. 

Le 8 juin dernier, le gouvernement Legault a annoncé que les bals des finissants seraient permis, à compter du 8 juillet. Ceux-ci doivent toutefois être organisés à l'extérieur, sous un chapiteau et accueillir un maximum de 250 personnes.  

DES FINISSANTES RAVIES  

« On l’a tellement voulu. On se l’est fait enlever, puis redonner, puis enlever. Mais là, on l’a. »

– Léa-Maude Gagné, 16 ans, de Chibougamau

« On est tellement chanceux d’avoir droit à ça, c’est incroyable ! »

– Meghan Demers, 17 ans, de Sainte-Thérèse

« On voit toute la salle et le décor qui se prépare et on se dit : Wow ! On se compte chanceuses »

– Jasmine Fournier, 17 ans, de Chibougamau

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