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Du théâtre à Tadoussac

Une jeune compagnie lance sa première saison

Théâtre des Béloufilles
Photo courtoisie, Myriam Sénéchal La scène de la pièce Légendes de canapé est située derrière les bureaux du Festival de la chanson à Tadoussac.

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Il y a du théâtre tout l’été à Tadoussac. Une jeune compagnie qui a neuf mois d’existence a lancé, samedi, sa première saison avec une création présentée en extérieur.

La petite équipe du Théâtre des Béloufilles vit de grosses émotions avec les 40 représentations de Légendes de canapé, qui se déploieront du 10 juillet au 5 septembre.

«C’est tripant, excitant, “thrillant” et un peu stressant. C’est beaucoup d’émotions et ça vient aussi avec une grande fierté», a lancé Héloïse Desrochers, directrice artistique de la compagnie.

Il n’y avait pas de théâtre à Tadoussac et c’est ce qui a poussé cette jeune équipe, qui réunit plusieurs jeunes de la cuvée 2020 de l’École nationale de théâtre du Canada, à mettre ce projet sur les rails l'automne dernier.

«On a décidé d’en créer un. Notre but premier est de faire une création par été et d’acquérir, éventuellement, un bâtiment et recevoir des résidences artistiques de la Côte-Nord. Cette première, samedi, est la réalisation d’un grand rêve», a-t-elle laissé tomber, lors d’un entretien.

Légendes de canapé est une création de Tamara Nguyen.

«C’est l’histoire de Sarah-Charlotte, une jeune conteuse qui apprend qu’il y a un projet de pipeline dans son petit village et qui décide, pour le sauver, de faire un pacte avec le diable. Il va s’ensuivre, ensuite, une série de péripéties», a indiqué Héloïse Desrochers, qui signe la mise en scène.

«Ça parle de notre culture et de nos références. C’est une comédie. Il y a de la danse, des chants, de l’improvisation. C’est très physique et il se passe beaucoup de choses sur scène. Ça dure une heure et vingt sans entracte», a-t-elle ajouté.

Cédric Lavigne-Larente, Aurélie Fortin, Sharon Fontaine-Ishpatao, Pallina Michelot et Loïc McIntyre font partie de la distribution.
Photo courtoisie, Héloïse Desrochers
Cédric Lavigne-Larente, Aurélie Fortin, Sharon Fontaine-Ishpatao, Pallina Michelot et Loïc McIntyre font partie de la distribution.

Béloufilles

Ce texte original est une commande du Théâtre des Béloufilles.

«J’ai rencontré Tamara à l’École nationale du théâtre du Canada. Elle a eu plusieurs projets qui sont tombés, en raison de la COVID, et notre demande arrivait bien», a mentionné la directrice artistique.

Sharon Fontaine-Ishpatao, qu’on a vue dans le film Kuessipan, Cédric Lavigne-Larente, Loïc McIntyre, Aurélie Fortin et Pallina Michelot font partie de la distribution.

La pièce sera présentée derrière les bureaux du Festival de la chanson. En cas de pluie, le spectacle aura lieu dans le sous-sol de l’église de Tadoussac. Un total de 60 spectateurs sont admis et ce nombre pourrait augmenter en raison des ajustements qui ont été annoncés par la Santé publique. 

La création d’une compagnie de théâtre en temps de pandémie s’est avérée une opération complexe.

«Ce n’était pas évident, mais on a eu aussi beaucoup de temps, avec les couvre-feux et le confinement, pour bâtir notre projet. On pensait que ce projet était pour voir le jour d’ici deux à cinq ans et nous y sommes arrivés en neuf mois. Ça a vraiment déboulé rapidement», a ajouté la membre fondatrice, qui a passé la majorité de ses étés à Tadoussac.

Et Béloufilles, ça veut dire quoi?

«Il y a déjà des bélugas à Tadoussac. On trouvait que ça manquait de béloufilles», a laissé tomber Héloïse Desrochers.