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Ma vie en films: «J’ai appris le piano pour être comme Victor dans "La mariée cadavérique"» - Thierry Larose

Ma vie en films: «J’ai appris le piano pour être comme Victor dans "La mariée cadavérique"» - Thierry Larose
Photo d'archives Agence QMI, Mario Beauregard

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Il a eu 24 ans le 9 juillet et vient d’être nommé dans la longue liste des prix musique Polaris, en plus de préparer des concerts à Val-d’Or et Laval pour les prochaines semaines. Lui, c’est Thierry Larose dont le nouvel album de la pop «indie», Cantalou, a pour objectif avoué de faire ressentir les émotions éprouvées lorsqu’il a vu Avant l'aube tout est possible...


Thierry, quel est votre premier souvenir d'une salle de cinéma?

Quand j’avais 2 ans, nous étions allés voir «Histoire de jouets 2» et je me souviens d’être sorti à la moitié du film parce que le son était trop fort!

Votre premier film marquant?

Histoire de jouets 2! Blague à part, il y a eu Robin des bois, la version de Disney. Il y a des répliques qui me faisaient rire incontrôlablement. Après, il y a eu Lilo et Stitch qui a été un éveil musical puisqu’il y avait beaucoup de rock dedans. J’étais obsédé.

Et un plus récent?

Depuis que je suis à Montréal, j’ai un couple d’amis qui travaille dans le cinéma. J’ai donc la chance d’être plus à jour et ils m’ont fait découvrir les frères Safdie. J’ai vu «Good Time», ça faisait longtemps que j’avais vu un film aussi fort. Tous leurs films sont excellents. Le plus récent, Uncut Gems avec Adam Sandler, était formidable également, mais Good Time a un cœur qui me rejoint plus.

Vous voulez que votre album «Cantalou» évoque, pour les auditeurs, ce que vous avez éprouvé devant «Avant l'aube tout est possible». Pourquoi ce film?

À ce jour, je suis obsédé par cette trilogie. Quand j’étais petit, je voyais des films de Richard Linklater sans le savoir et j’ai toujours aimé ce qu’il faisait. Sur Cantalou, je me suis rendu compte, une fois le disque enregistré, que je retrouve beaucoup de paroles ou même des idées un peu plus abstraites et même l’ambiance – même si je n’aime pas le mot – dans la trilogie. Le premier film, Avant l'aube tout est possible, est le plus intéressant pour moi parce que j’ai presque l’âge d’Ethan Hawke et de Julie Delpy. C’est dur à décrire... Tout ce que j’essaye de dire, de décrire et de représenter est fait parfaitement dans ce film. J’aspirais à cette clarté.

Un film qui vous a traumatisé, enfant?

C’est une histoire qu’on m’a souvent racontée, mais dont je me souviens un peu moins. Dans le premier Spider-Man, il y a une séquence dans laquelle les gens pendent d’un téléphérique qui va tomber et Spider-Man doit les sauver. C’était la première fois que je voyais des gens qui allaient mourir. J’ai été inconsolable pendant une semaine, j’ai fait des cauchemars.

La trame sonore écoutée pendant votre adolescence?

J’étais un grand fan de Tim Burton dans ce temps-là et je pense que j’ai appris le piano pour être comme Victor dans La mariée cadavérique.

Votre film culte?

La réponse évidente serait la trilogie de Richard Linklater. Mais je n’en connais pas toutes les répliques. J’essaye de ne pas les «brûler», alors je ne les écoute pas aussi souvent que je le voudrais.

Une réplique de film qui est votre devise dans la vie?

J’ai un ami, Charles-Antoine Olivier, qui joue de la batterie dans mon groupe et qui est aussi réalisateur. Je suis un grand fan et je vole souvent les répliques de ses films. La plus récente est «Cheers to life» [littéralement «Santé à la vie»] que j’utilise ces temps-ci parce que je suis dans une bonne passe.

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