/finance/real-estate
Navigation

Un homme d’affaires de Pékin grand amoureux de Montréal

Il a choisi la métropole québécoise après être passé par Vancouver et Toronto

GEN - DDOSSIER INVESTISSEMENT ET ACHETEURS CHINOIS
Photo Martin Alarie L’homme d’affaires Bob Liu et la courtière immobilière Jasmine Zou devant la demeure de M. Liu, à Beaconsfield.

Coup d'oeil sur cet article

La culture francophone, l’ambiance européenne et la joie de vivre à la montréalaise peuvent-elles attirer des acheteurs étrangers ? Oui, si on en croit Bob Liu, un homme d’affaires chinois qui a installé ses pénates à Beaconsfield. 

• À lire aussi: Toujours plus d’acheteurs chinois dans la métropole

Vendredi après-midi, derrière son impressionnante demeure, pas un seul bruit... ou presque. Seuls les oiseaux s’amusent sur le lac Saint-Louis. Au bout du terrain, de belles eaux calmes et un quai. 

« Je veux profiter du lac et m’acheter un bateau, l’année prochaine », lance le fringant cinquantenaire, originaire de Beijing, amateur d’avions, de James Cameron et de Titanic.

Car pour lui, il n’y a pas d’iceberg à l’horizon. 

Ses affaires sont florissantes dans le domaine du transport de cargaisons et il a bien l’intention de rester dans la région montréalaise après un détour de cinq ans en Nouvelle-Zélande. 

« Il y a 10 ans, je suis venu ici pour la première fois. Je suis passé par les autres villes canadiennes comme Vancouver et Toronto et j’avais l’impression d’être à Shanghai ! Montréal est différente, plus jolie, plus attrayante, j’aime la culture, l’architecture, je me sens comme en Europe. Je suis tombé en amour avec l’oratoire Saint-Joseph et la basilique Notre-Dame », assure-t-il. 

Le sentiment de connaître la ville

Sa femme Theresa abonde dans le même sens. Lorsqu’elle est arrivée dans la métropole, son cœur a chaviré. 

« Ça a été un sentiment bizarre pour moi aussi, je ne me sentais pas comme une étrangère. J’avais l’impression de connaître les gens. J’ai senti que je pouvais avoir une meilleure vie ici », affirme-t-elle tout doucement.

Pour le couple, le seul inconvénient demeure l’hiver, mais ils ont fait contre mauvaise fortune, bon cœur. 

« Il faut dire que le climat ici ressemble à Pékin, mais l’hiver est plus froid au Québec (rires). Mais heureusement, nous aimons le ski et le patin », assure M. Liu. 

Preuve de leur enracinement, leurs deux enfants de 8 et 11 ans vont à l’école au Québec. 

« C’est un avantage, on peut apprendre les deux langues. Alors ils vont à l’école en anglais, mais ils ont un cours de français d’une heure chaque jour », explique l’homme d’affaires. 

Un attrait pour s’établir ici

Selon la courtière Jasmine Zou, aussi originaire de Pékin, il y a encore des investisseurs chinois intéressés par les condos du centre-ville, mais elle remarque un attrait aussi pour les maisons qui sont plus abordables qu’à Toronto ou Vancouver. 

« Bien sûr, au centre-ville, il y a plus de transactions, un intérêt pour les copropriétés, et certains font de la location. Mais il y a des acheteurs comme Bob et Theresa qui veulent vraiment s’établir ici. Le marché montréalais est de plus en plus attrayant », croit-elle.