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Un polar teinté d’humour

Marc-André Chabot
Photo courtoisie, Andréanne Gauthier Marc-André Chabot

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Avec un humour incomparable, une plume originale et savoureuse, l’écrivain et réalisateur Marc-André Chabot offre une nouvelle aventure palpitante de son héros, Antoine Aubin, dans Dis-moi qui doit vivre... Dans ce roman très attendu, des enquêtes policières fébriles, un tueur en série, des avocats de la défense à la morale discutable et un citoyen indigné se côtoient.

Quelques mois après la disparition du caïd Sir Chuck, Antoine Aubin se trouve impliqué malgré lui dans l’histoire d’un psychopathe en phase terminale qui veut partir avant de subir son procès pour meurtre.

Avec l’assistance du lieutenant--détective Donald McGraw, Antoine tente d’empêcher le monstre d’arriver à ses fins. Pour le policier, une enquête prend une drôle de tournure : un tueur – probablement en série – assassine des criminalistes de manière inattendue.

McGraw et Antoine devront une fois de plus faire équipe en jouant avec la vie, la mort, les bons et les méchants.

Marc-André Chabot a eu un plaisir fou à écrire cette nouvelle enquête, où l’humour et la dérision sont bien présents. « Je fais mes livres d’instinct. J’écris pour mon fun et j’ai du fun à écrire. Quand j’écris, j’ai l’impression que je suis en train de te raconter l’histoire de l’autre bord de la table, autour d’une bière. C’est ça que j’aime. Je n’ai aucune prétention littéraire : dans la vie, j’aime raconter des histoires et c’est aussi ma job, comme réalisateur. »

<strong><em>Dis-moi qui doit vivre...</em></strong><br><em>Marc-André Chabot</em><br>Les Éditions Libre Expression<br>384 pages
Photo courtoisie, Éditions Libre Expression
Dis-moi qui doit vivre...
Marc-André Chabot
Les Éditions Libre Expression
384 pages

Quand il a publié son premier polar, il avait en tête l’écriture d’une fiction pour la télé. « Je l’avais vraiment écrit comme un scénario. » Il voulait écrire en « ramassant des morceaux de romans policiers » d’auteurs qu’il aime et qu’il lit en quantité. 

« Je ne suis pas un gars dark, dans la vie. Le côté noir du flic alcoolo, dont la femme est partie parce qu’il travaillait trop, ça ne me tentait pas. Mais j’aimais le côté scabreux des enquêtes. J’avais envie de quelque chose de lumineux, où il y avait autant d’histoire humaine, touchante, même parfois au bord de la comédie romantique, à travers une enquête policière. »

Beaucoup de plaisir 

Marc-André Chabot dit avoir un côté « film de filles complètement assumé ». « J’ai autant de fun à avoir le motton quand j’écris une scène touchante entre Georges et Antoine que j’ai du fun à écrire des scènes d’action ou d’humour comme McGraw, quand il va voir Simone, la petite madame. »

En retrouvant ses personnages dans Dis-moi qui doit vivre..., Marc-André était tout content de revoir son Antoine indigné, McGraw et compagnie. « J’ai retrouvé le fun à recréer ces ambiances et ces conversations-là ! Les dialogues, j’aime tellement ça, j’ai tellement de fun ! Et je pense avoir trouvé deux trames assez captivantes. »

Il dit que le côté indigné d’Antoine lui ressemble beaucoup. « Je travaille beaucoup pour rester happy, rester zen et pas trop pogner les nerfs en écoutant les nouvelles. Mais ça va. Je me soigne très bien ! Ma blonde est très contente que je me fasse mes monologues dans mes romans plutôt qu’avec elle, au déjeuner. »


◆ Marc-André Chabot est réalisateur, auteur et concepteur pour la télévision, mais il se consacre de plus en plus à l’écriture.

◆ En 2018, il publie Étienne Boulay - Le parcours d’un battant et en 2019, il enchaîne avec Dis-moi qui doit mourir..., un roman très bien accueilli. Dis-moi qui doit vivre... en est la suite attendue.