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J’ai vendu ma première maison à l’âge de 15 ans

maison copiée
Photo courtoisie, Industries Bonneville Dany Bonneville

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Dany Bonneville, coprésident des Industries Bonneville, est un entrepreneur, philanthrope engagé et athlète passionné. Dany a relevé plusieurs grands défis sportifs, dont cinq Ironman et le prestigieux Race Accross the West (RAW), où il a parcouru 1500 kilomètres en solo en 85 heures avec seulement 2 heures et demie de sommeil.

Il siège sur le CA d’Opération Enfant Soleil et également sur celui de la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec. Il possède une détermination unique.  


Tu es natif de Thetford-Mines. 

Ma sœur Marie-Josée et moi sommes nés à Thetford-Mines.


Quelle est l’influence de tes parents ?

Mon père, André Bonneville, m’a appris l’art de diriger une entreprise et ma mère, Ginette Parent, m’a enseigné le respect envers les autres.


Quelles étaient tes activités familiales ?

Durant l’été, nous allions au chalet situé au lac Rond, à Saint-Joseph-de-Coleraine, et j’ai appris à jouer au golf. Pendant l’hiver, je skiais.


Qui a été ta source d’inspiration ?

Sans aucun doute mon grand-père, Paul-Émile Bonneville, qui a fondé les Industries Bonneville. Nous avons partagé tellement de beaux moments ensemble, spécialement lorsqu’il conduisait le bulldozer avec moi à bord. Il m’a inculqué la détermination et la sagesse de ne jamais prendre un « non » pour une réponse. 


Jouais-tu au golf avec ton grand-père ?

Souvent, en fin d’après-midi, mon grand-père venait me chercher à mon travail afin que nous puissions jouer au golf pendant que mon père travaillait. Aujourd’hui, c’est l’inverse, mon père joue au golf pendant que moi je travaille.


Quel a été ton premier emploi ?

À l’âge de 12 ans, avec mon cousin Éric, qui est aujourd’hui tout comme moi coprésident des Industries Bonneville, nous travaillions ensemble aux Portes Ouvertes de l’entreprise. Nous vendions des chips pour nous faire un peu d’argent. Cependant, mon grand-père a décidé de donner des beignes gratuits. Alors, lorsqu’il n’était pas présent, nous avions une affiche qui disait « donnez le montant que vous voulez pour un beigne ».


Tu as vendu ta première maison à l’âge de 15 ans. 

Mon cousin Éric et moi travaillions lors des fins de semaine des Portes Ouvertes des maisons Bonneville. Nous nous installions chacun à une entrée. À la fin de la journée, grâce aux techniques de vente que nous avons apprises de nos aînés à force de les écouter, j’ai vendu ma première maison. 


Il y a eu un léger oubli après la vente. 

Premièrement, j’ai décidé le prix de vente de la maison sans consulter personne. Mon grand-père et mon père étaient très fiers de la vente. Un léger problème est survenu. J’avais oublié de demander un chèque à l’acheteur. J’ai rebroussé chemin rapidement et, heureusement, j’ai pu trouver l’acheteur parmi la foule.  


Quelle était ta première voiture ? 

Mon grand-père avait une Jeep hors d’usage qu’il a remise en ordre. Le moteur était en bonne condition, sauf qu’il n’y avait pas de chauffage et la toile du toit laissait à désirer. Oui, l’hiver, il faisait très froid dans ma Jeep.  


Ta mère voulait que tu apprennes l’anglais.

Ma mère m’a inscrit au primaire en anglais à l’école Saint-Patrick, mais une fois au secondaire, elle m’a inscrit au Collège de Lévis afin que je puisse maîtriser le français. Ensuite, je suis allé au cégep de Thetford avant de terminer mes études universitaires. 


Tes études universitaires ont été chambardées.

Commençons avec ma période d’études à l’Université Laval. Mon père avait installé une maison dans laquelle je vivais, juste à côté du bureau des ventes de l’entreprise, à Québec. Avant d’amorcer mes travaux universitaires, une fois à la maison, je devais travailler au bureau.


Tes études ont donc pris une autre direction. 

Mes études à l’Université Laval allaient très bien. Cependant, après ma deuxième année, mon père a décidé que l’université à plein temps, c’était terminé pour moi.


Tu n’as pas terminé tes études universitaires ?

Ne saute pas les étapes. Mon père m’a engagé pour travailler à l’entreprise familiale à Belœil, cela m’a permis d’apprendre à être entrepreneur et gestionnaire.


Je voudrais savoir si tu as poursuivi tes études.

J’avais mon emploi de jour, mais je désirais toujours compléter mes études universitaires. Où il y a la volonté, il y a la réussite. Je me suis inscrit aux cours du soir aux HEC Montréal. Ce fut le début d’un beau voyage qui a parfois été touché par de malheureux incidents de la vie. 


Ton épouse est décédée tragiquement.

Nous faisions une excursion en bateau lorsque mon épouse, Danielle Malo, enceinte de deux mois, est décédée tragiquement dans un très grave accident sur l’eau, laissant derrière elle son fils de 14 mois, Jordan, et moi. 


Tu as vécu des moments difficiles ?

À la suite du décès de Danielle, j’ai eu des problèmes de santé, mais heureusement que j’avais mon fils qui était ma raison de vivre. 


Le malheur t’a frappé à nouveau.

Six mois après l’accident, un livreur de pizza sonne à la porte, pourtant, je n’avais pas commandé de pizza. C’était une attaque à main armée. Les trois gars armés ne m’ont pas frappé, probablement parce que j’avais Jordan dans mes bras, qui pleurait. Encore une fois, mon fils m’a sauvé la vie.


Une autre fois, on discutera des Industries Bonneville.

Mais je dois t’avouer que mon grand-père, mon père, André et mes oncles, Normand et Jocelyn, m’ont permis d’être un meilleur homme dans la vie. 


Terminons avec la réussite de ton fils.

Jordan ne craint pas les défis. Il termine présentement son MBA à Wharton School, à Philadelphie, l’une des écoles de commerce les plus prestigieuses au monde.