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La gang à Brisebois

Chandail Tampa

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Je ne serais pas étonné qu’à la fin de l’été Phil Pritchard ait appris le français. Parce que le responsable, le gardien de la Coupe Stanley devra s’arrêter entre 12 et 36 heures dans chacune des localités où des membres de l’organisation gagnante souhaitent la présenter, la vénérer. C’est la tradition.

À mon avis, tout devrait commencer à l’ouest, à Gatineau, au pays de Benoit Groulx, l’instructeur du club-école du Lightning à Syracuse. Ensuite, on devrait la monter à Rouyn où Gilles Bouchard, l’adjoint de Groulx, a fait ses classes en dirigeant les Huskies.

En retournant vers le sud, on arrêtera chez l’ailier droit Mathieu Joseph à Laval. Après, le plus vieux trophée de tous les sports gagnera Montréal et la région. 

Mark Lambert, responsable du conditionnement des joueurs, l’aura à son tour avant de la refiler à l’instructeur des gardiens de but, Frantz Jean, qui la sanctifiera probablement à LaSalle. 

On la transportera plus à l’ouest, à L’Île-Perrot pour le joueur Daniel Walcott, même s’il n’a disputé qu’un seul match avec le Lightning cette saison. Dans le même secteur, il ne serait pas surprenant qu’Alex Killorn demande qu’on présente le gros trophée dans le secteur du lac Saint-Louis où il a fait une partie de son hockey mineur.

Avant de partir en province, on arrêtera à Candiac chez le directeur des opérations hockey Mathieu Darche qui, avec Samuel et Benjamin, ses deux fils, et son épouse Stéphanie, fera une belle place sur la terrasse.

La cerise sur le gâteau de Montréal sera-t-elle à Greenfield Park où a grandi nul autre que le grand architecte des deux coupes consécutives ? Voyons, impossible de ne pas arrêter chez les BriseBois de Julien, le gars qui importe des fleurs de lys en Floride.

Le trophée de Lord Stanley empruntera ensuite la 20 jusqu’à Saint-Hyacinthe dans le fief de David Savard. 

ET À L’EST

Rendue à la hauteur de Trois-Rivières, elle traversera le pont Laviolette et elle sera la responsabilité du dépisteur Michel Boucher, qui a promis sa présence à la télévision. Chose promise, chose due.

Et attention pour la suite. La Coupe prendra la route de la vraie campagne pour s’arrêter dans la superbe municipalité de Saint-Narcisse (toujours en Mauricie), où Yanni Gourde entend célébrer avec ses 1827 concitoyens. Si la Coupe dort à Saint-Narcisse, elle sera choyée parce qu’on retrouve dans ce village plusieurs entreprises qui œuvrent dans la fabrication des matelas.

Le lendemain, direction Québec où attendent deux gars. Jean-Philippe Côté (le fils d’Alain) qui a déjà fait partie de l’organisation du Canadien et qui est aujourd’hui directeur du développement à Tampa. Ensuite, on pique une pointe chez Éric Lavigne, assistant de Benoit Groulx à Syracuse.

En route vers l’est, à Montmagny, le joueur Alexis Bourré-Boulet sera récompensé pour ses 15 matches avec le Lightning cette saison.

Selon moi toujours, il faudra se rendre jusqu’à Chandler en Gaspésie pour saluer le travail du directeur adjoint hockey à Tampa, Mathieu Garon, ancien gardien du Canadien.

Donc, le responsable de la Coupe qui avoue laver le trophée en argent tous les jours avec du savon à vaisselle n’a pas fini de frotter au Québec. Il devrait effectuer 16 arrêts. Phil Pritchard fait ce travail depuis plus de 30 ans et il sait très bien comment les gens de chez nous savent célébrer. Il doit avoir hâte que ça commence... et probablement que ça finisse.

De l’enclave  

■ Sur le lac Chênevert de la pourvoirie du Lac Suzie (Abitibi), SYLVIE CHARRETTE de Saint-Thimotée a vécu l’inoubliable. Incapable de mettre en puise un brochet d’une trentaine de livres malgré tous les efforts de son guide Francis Polan. Il était trop gros (pas Francis, le brochet). 

■ Réponse à MÉLANIE. L’Australien Sam Groth détient toujours le record du service le plus rapide dans l’histoire du tennis. En 2012, le colosse de 6’4 a frappé une balle à 263 km/h.  

■ La balle de baseball la plus vite a été chronométrée à 169 km/h. L’exploit appartient au lanceur gaucher AROLDIS CHAPMAN des Reds de Cincinnati, il y a six ans.

■ Curieusement, le record du tir frappé le plus puissant au hockey n’appartient pas à un joueur de la NHL, mais bien à MARTIN FRK du Reign de l’Ontario, club-école des Kings de Los Angeles. Le Tchèque de 6’2 a atteint la vitesse de 109,2 milles à l’heure au match des étoiles de la Ligue Américaine en janvier 2020, dépassant ainsi le record de 108,8 établi par Zdeno Chara en 2012. En 2012, Martin Frk évoluait à Halifax dans la LHJMQ et son coach était DOMINIQUE DUCHARME.

■ Il était un des douze qui ont gagné 5 coupes Stanley consécutives fin des années 50 avec le Canadien. Défenseur, il a atteint le gros trophée sept fois avec Montréal. Un gars de Trois-Rivières, c’est mon ami et il célèbre aujourd’hui ses 89 ans. Bonne fête JEAN-GUY TALBOT, catégorie vrai de vrai.