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Campeau 1007
Photo courtoisie À la pêche, le fil est votre meilleur allié si vous en prenez soin et que vous prenez les précautions nécessaires.

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Lorsqu’on taquine les poissons, le seul lien qui existe entre nos captures et nous, c’est le fil de pêche. 

Il est primordial que ce dernier soit de qualité et que vous fassiez tout ce qu’il faut pour le conserver au meilleur de sa forme. 

À la base

À l’occasion, nous tentons tous de faire certaines économies. Nous nous disons, par exemple, qu’un entretien préventif du moteur hors-bord n’est pas vraiment nécessaire jusqu’à ce qu’on tombe en panne au beau milieu de nulle part. Le même phénomène s’applique pour le fil à pêche. On se dit qu’il semble toujours très bon, jusqu’à ce qu’on perde des leurres à répétition, ou pire encore, qu’il se brise lors d’une bataille mémorable avec un trophée.

Plusieurs circonstances peuvent altérer les performances de la corde à pêche selon les matériaux utilisés. Les monofilaments, les copolymères et les fluorocarbones devraient être systématiquement changés chaque année. Pour ce qui est du super fil, certains affirment que si ce dernier n’a pas trop servi et a été bien entreposé, il peut faire jusqu’à deux ans. Mais encore là, personnellement, je ne veux pas prendre de risques.

Pour hisser ces belles mouchetées des eaux de la pourvoirie Auberge La Barrière, Jean Durand de Sainte-Émélie-de-l’Énergie s’est servi d’un fil copolymère de petite taille, mais de très bonne qualité.
Photo courtoisie
Pour hisser ces belles mouchetées des eaux de la pourvoirie Auberge La Barrière, Jean Durand de Sainte-Émélie-de-l’Énergie s’est servi d’un fil copolymère de petite taille, mais de très bonne qualité.

Enroulement

Certains fils de nylon ou de fluorocarbone sont assez rigides. Après avoir effectué un lancer, une certaine longueur plus ou moins importante de fil continue parfois à sortir du moulinet, surtout si le pêcheur y a emmagasiné une trop grande quantité de corde. Lors de la récupération, il est fortement recommandé d’appliquer une légère pression sur le fil avec la main opposée qui tourne la manivelle. Vous aiderez ainsi l’anse de panier à bien positionner le mono ou le fluo. Si vous n’imposez pas de tension, il pourrait arriver que le fil s’enroule sous la bobine et qu’il s’entortille autour du shaft. Des gros mots et des grognements s’ensuivent, car il faut dévisser la bobine et replacer le tout.

Pas assez

Plus on ajoute de fil dans une bobine, plus la circonférence qu’il occupe augmente. Lors des premiers tours de manivelle, le mono se positionne dans le fin fond de la bobine, et plus on en rajoute, plus les couches se succèdent et aident à accroître la circonférence. Vous aurez certainement remarqué que le fil au fond de la bobine est toujours plus spiralé que celui en surface. Ce phénomène se produit parce qu’il est alors emmagasiné sur un axe beaucoup plus restreint.

On vous conseille de remplir votre moulinet de fil jusqu’à 1/8 po de la lèvre de la bobine. Le fil est alors moins contracté et il sort mieux lors des lancers.

Dès qu’il manque plus de 3/8 po de fil dans la bobine, il se produit inévitablement une friction sur le rebord de la bobine, et en plus, la corde est de plus en plus spiralée. Il en résulte automatiquement des lancers moins loin et moins précis.

Raccord

Lorsqu’on utilise un moulinet de taille 25, par exemple, comme un Energy, un Smoke S3, un Vapor, etc., le manufacturier indique qu’on peut y enrouler 150 verges de monofilament de 8 livres de résistance. À moins de souhaiter troller à l’autre bout du monde, il n’est pas vraiment utile de mettre 150 verges de fil neuf en sachant que plus de la moitié de la quantité stockée sur le moulinet ne verra jamais l’eau. Plusieurs adeptes préfèrent mettre du vieux fil dans le fond pour remplir le premier tiers de la bobine. Ils se servent alors d’un nœud de jonction comme le uni à uni. Lors de la conception de ce nouage, il faut faire 4 ou 5 torsades de chaque côté du montage et il en résulte automatiquement un petit amas. Quand on commence à emmagasiner le nouveau fil, il est important de couvrir rapidement le nœud pour que la corde ne s’accroche pas constamment lors des lancers. Personnellement, je positionne le nouage dans le bas de la bobine et j’enroule le fil manuellement à 7 ou 8 reprises par-dessus ce dernier de façon à former un petit monticule qui ne gênera en rien la sortie du fil. 

Nœud

Si vous n’êtes pas trop certain de la façon de faire vos nœuds et de leur résistance, imprimez le diagramme de confection du Palomar, du Pêcheur, du Clinch, etc. Insérez-les ensuite dans un sac hermétique à rabat-fermoir de type Ziploc et déposez le tout dans votre coffret de pêche. Une fois à destination, vous aurez les bonnes références.

Fragiliser

Si vous avez déjà pêché à la mouche, il vous est certainement arrivé qu’un nœud simple apparaisse comme par magie dans votre bas de ligne. Cette boucle, tout comme les autres emmêlements qu’on appelle souvent « wind knot », doit être dénouée ou éliminée sur-le-champ, car elle fragilise votre corde. C’est un peu comme si le nœud étranglait votre fil. Selon la situation, vous perdrez un minimum de 50 % de la résistance. Nul besoin de vous dire qu’au moindre combat ou accrochage, ce dernier se rompra facilement.

Chevauchements

Il arrive à l’occasion que le fil ne se place pas bien sur la bobine. On dit alors qu’une « loop » s’est produite. Ces dernières surviennent, la plupart du temps, quand le fil est emmagasiné avec peu ou pas de tension. Si vous voyez un tel chevauchement inégal, comme si du fil voulait sortir des rangs, arrêtez de pêcher et dévidez manuellement le fil jusqu’à la source du problème, puis rembobinez. Ne faites pas l’erreur de penser qu’en lançant au loin la corde se démêlera comme par enchantement. Vous ne ferez qu’envenimer la situation dans 9 cas sur 10.

Tourner sur le frein

Je vous rappelle également qu’il faut arrêter de mouliner lorsque le frein libère du fil sous la tension. On dit souvent de manière populaire qu’il faut cesser de « reeler » quand le brake se fait entendre. Souvenez-vous que si votre moulinet a un rapport d’engrenage de 6,0 pour 1, cela signifie que la bobine effectuera six révolutions complètes sur elle-même à chaque tour de poignée. Lorsqu’on mouline dans le vide, quand le poisson oppose de la résistance ou qu’on est pris au fond, toutes les rotations se transforment en vrilles qui viennent mêler votre corde. C’est mathématiquement simple. Si vous tournez 25 fois dans le beurre, vous venez de twister votre fil 150 fois sur lui-même. C’est cette mauvaise habitude, qu’ont certains pêcheurs, qui vrille complètement leur fil.

Effiloché

Si vous utilisez du super fil, aussi appelé fil tressé ou tresse, rappelez-vous qu’il ne doit pas entrer en contact avec du velcro, comme celui de votre jacket ou de votre imperméable, au péril de briser les petites mailles et de l’effilocher. 

Embarcation motorisée : Ce que vous devriez vérifier

Pour profiter à plein de vos vacances, prenez les moyens nécessaires pour prévenir certains problèmes évitables…
Photo courtoisie
Pour profiter à plein de vos vacances, prenez les moyens nécessaires pour prévenir certains problèmes évitables…

Dans une semaine à peine, des centaines de milliers de Québécois pourront profiter d’une pause estivale bien méritée.

La majorité des vacanciers tenteront de se la couler douce, et de nombreux adeptes voudront voguer sur nos eaux et taquiner les diverses espèces de poisson.

Précautions

« Avant de partir à l’aventure avec une embarcation motorisée qui n’a pas fonctionné depuis longtemps, il serait préférable de procéder à quelques vérifications pour ne pas avoir la désagréable surprise de devoir ramer pour revenir à bon port ou de faire appel à une remorqueuse » explique Normand Collette de Sport Collette Rive-Sud à Sainte-Julie. Ce spécialiste a bien voulu dresser une liste de points à vérifier :

Portatif deux temps : jetez un coup d’œil pour détecter s’il y a des coulisses d’huile sur la portion inférieure ou s’il n’y a pas de fil à pêche entortillé derrière l’hélice. Changez le lubrifiant du pied, si ça n’a pas déjà été fait à l’automne ainsi que la bougie, car le produit de brunissage a pu l’endommager. Assurez-vous d’utiliser un mélange adéquat d’essence et d’huile. Examinez le témoin de la pompe à eau pour confirmer qu’elle expulse bien l’eau. Faites démarrer l’engin en l’alimentant suffisamment en eau pour confirmer son bon fonctionnement. 

Portatif quatre temps : on fait presque toutes les mêmes opérations que pour un deux temps, mais il n’est pas nécessaire de remplacer la bougie chaque année, car il n’y a pas de lubrifiant dans le carburant. Il faut par contre changer l’huile du moteur ainsi que les filtres.

Moteur permanent : installez des oreilles pour l’alimentation en eau et faites-le démarrer afin de constater si tout est en règle. Il se loge souvent des particules ou des fils d’araignée dans la conduite d’expulsion d’eau. Portez une attention spéciale au témoin.

Remorque : après avoir vérifié le fonctionnement des lumières et l’état des freins, soulevez chacune des roues et faites-la tourner sur elle-même. Si un bruit se fait entendre, cela signifie probablement que les roulements à billes sont à changer. Sinon, enlevez la vieille graisse et remettez-en de la nouvelle.

Bateau : lorgnez du côté des pompes afin de détecter des grincements anormaux. Puis, passez en revue le système électrique est les équipements. Finissez votre inspection en regardant attentivement les rivets ou les soudures afin de découvrir toute anomalie.

Pour en savoir plus, visitez le site sportcollette.com ou composez le 450 649-0066.


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