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Annabelle Roberts: rendre les échecs profitables

Annabelle Roberts: rendre les échecs profitables
Photo courtoisie Félicien Delorme

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Aînée d'une famille de Mormons de 10 enfants, Annabelle Roberts a grandi dans un petit village de l'Alberta. Refusant les principes de sa communauté, elle s'est lancée dans un parcours peu banal qui l'a amenée à fonder une grande société de communications. Elle explique comment rendre les échecs profitables et comment prendre les revers et les «flops» du bon côté dans son livre de développement personnel, La théorie de la veste.

«Ce qui ne me tue pas me rend plus fort», disait Nietzche. «Qui ne risque rien n'a rien», renchérit le dicton populaire. Annabelle Roberts a adopté ces principes en imaginant La Théorie de la Veste. Son idée: pour réussir, il faut sortir de sa zone de confort. Et il faut en plus oser le faire, car la peur de l'échec peut être si forte qu'elle peut nous empêcher d'agir.

Pour mieux atteindre ses objectifs, Annabelle Roberts a isolé trois étapes, en gardant en tête qu'il faut toujours se préparer à échouer. 

Annabelle Roberts: rendre les échecs profitables
Éditions Édito

Il faut donc, en premier lieu, se fixer un quota d'échecs (ce qu'elle appelle des «vestes»). Ensuite, il faut trouver des amis pour s'encourager et célébrer ses échecs, le cas échéant. Et troisièmement, il ne faut pas avoir peur d'être gêné ou embarrassé: il faut même cultiver cela!

Oser, mais comment?

Interviewée depuis Paris, où se trouve sa société de communications, Annabelle Roberts explique que si on a envie de maigrir, on peut faire un régime et si on veut oser plus, on peut pratiquer la théorie de la veste. «Tout le monde savait qu'il faut être audacieux, courageux. Mais je trouve que c'est quand même très abstrait et moi, je savais, quand j'ai fondé ma société, qu'il fallait oser, mais je ne savais pas comment», dit-elle.

Les trois étapes de la théorie de la veste sont conçues pour oser plus, et affronter le rejet. «Dans ce monde où l'entreprenariat est de plus en plus populaire, où il ne faut pas attendre que la carrière de votre rêve vous tombe sur la tête, il faut chasser les opportunités. La théorie de la veste, c'est trois choses concrètes pour ouvrir plus d'opportunités, de manière pragmatique, comme le quota de vestes.»

Un quota de revers

Le quota de vestes revient au nombre de «claques», de revers, de «flops» ou de refus qu'on peut prendre en une journée. «Moi, je n'arrête pas de travailler tant que je n'ai pas pris trois vestes par jour, et deux le week-end!», dit-elle. «C'est quand même un quota assez haut... mais il y a des gens - des commerciaux, par exemple - qui ont un quota de vestes de 40 par jour!»

Qu'est-ce qu'on voit, quand on a un quota de vestes? «On tente des choses qu'on n'aurait jamais tenté auparavant et à peu près un tiers de ce qu'on était sûr qui serait un échec, en fait, c'est une opportunité. Ça veut dire qu'on a de belles opportunités sur notre radar qu'on n'avait pas du tout avant. Et on voit aussi que notre «muscle» de veste est de plus en plus fort: ça ne nous fait plus peur.»

Même pas peur, donc, de travailler à tel prospect de travailler avec nous, ou demander à quelqu'un de boire un verre, ou demander une augmentation.

Il faut ensuite avoir le copain ou la copine de la veste, pour nous aider à progresser. «La «flop friend» a comme devoir d'encourager vos flops», explique Annabelle. «Déjà, ça change le rapport que nous avons avec le rejet ou avec l'échec. Avant, on était tout seul avec notre honte. On fête ça avec la copine de la flop et elle va vous aider à dire pourquoi on pense que c'est une veste (un flop).»


La théorie de la veste, Annabelle Roberts. Éditions Édito, 224 pages.

À propos de l'auteure

Annabelle Roberts est née dans un petit village de l'Alberta, dans une famille mormone de 10 enfants.

Elle a fondé Present Perfect en 2013, une agence de communications dont le mandat est d'exporter ce qui se fait de mieux en Amérique du Nord concernant la prise de parole en public.

«C’est en cela que je dis que LTDLV est faite pour ceux qui ont de vrais talents, une certaine intelligence, des savoir-faire particuliers, etc. Talent + ambition + LTDLV = progrès vers votre but. Si l’une de ces trois composantes manque à l’équation, elle ne fonctionne plus.»

Extrait

«Si vous voulez être plus positif, comportez-vous de manière plus positive. Si vous voulez être plus confiant, agissez de façon plus confiante. Si vous voulez être moins affecté par le rejet et par ce que les gens pensent de vous, agissez comme si ça ne vous faisait pas grand-chose d’être rejeté. Et le principe du copain ou de la copine du flop, de la famille du flop, c’est de le faire en groupe. Plus on est nombreux dans l’équipe du flop, plus on peut rire de soi en toute sécurité.»