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Des producteurs de bleuets ont presque tout perdu

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Après le gel et la sécheresse, il ne reste plus grand-chose des bleuets sauvages d’une bleuetière à La Doré, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, son propriétaire affirmant même qu’il s’agit de l’une des pires saisons depuis longtemps.

«L’année passée, on a fait une production de 68 millions. C’était la deuxième meilleure année. Cette année, j’ai jasé avec des représentants d’usines pour voir ce qu’ils avaient vu et ça jouerait entre 30 et 50 millions», a détaillé le président du Syndicat des producteurs de bleuets du Québec, Daniel Gobeil.

Quelques plants ont réussi à fleurir après les épisodes de gel du début de la saison, mais il faut encore que Dame Nature collabore jusqu’à la récolte, qui devrait se faire plus tôt cette année, au début du mois d’août.

La question reste à savoir si les travailleurs étrangers arriveront à temps.

«On espère les avoir à temps, mais à date on s’enligne pour les avoir très limite. On n’a pas le fin mot sur les délais. On ne peut pas savoir si on va les avoir pour le début de la récolte ou si ça va dépasser», a raconté le président de l’organisation Les Bleuets sauvages du Québec, Jean-Pierre Senneville.

Questionnée sur le sujet lors de sa visite en région, vendredi, la ministre de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a affirmé que les procédures pour accueillir des travailleurs étrangers vont rondement.

«Depuis que Dynacare a pris en charge les tests des travailleurs étrangers au Québec, ça va rondement, à l’intérieur des délais», a-t-elle indiqué.

Pourtant, Jean-Pierre Senneville, qui doit accueillir 160 travailleurs étrangers, rencontre encore des embûches.

«Ils devraient agir comme des facilitateurs parce que là, c’est compliqué», a ajouté M. Senneville, qui reste optimiste de les accueillir à temps.