/sports/opinion/columnists
Navigation

Les gars de Tampa Bay sont sautés sur le «TOP»

coupe Stanley à Tampa Bay
Photo tirée de Twitter Bolts Jol

Coup d'oeil sur cet article

Et voilà que la belle coupe Stanley, la 25e qu’espérait gagner le Canadien, est toute cabossée et qu’elle risque de revenir à Montréal pour un lifting. 

À Montréal, les coupes Stanley, on les gagne pas, on les répare !

Les précieux vont hurler au sacrilège en criant « respect ». Quand t’as jamais gagné quoi que ce soit, il te reste à hurler.

Les gars de Tampa Bay sont sautés sur le « top ». Sont sur le party comme peuvent l’être des jeunes dans la vingtaine qui viennent de vivre deux conquêtes extrêmes en un an.

Sont pétés, comme l’était Alexander Ovechkin, comme l’a été Patrick Roy, comme le fut Guy Lafleur...

Sont pétés comme l’ont été les gagnants depuis plus de 100 ans. Sauf qu’aujourd’hui, il y a les réseaux sociaux.

Sont sautés et je les aime. Sont jeunes et sont bons. Sont champions.

REMISE AU CAPITAINE

Et puis, la coupe Stanley est remise au capitaine de l’équipe. Pas au propriétaire de l’équipe ni aux sépulcres blanchis qui la frottent au Temple de la renommée.

S’il y a une chose que la Ligue nationale fait mieux que tout le monde, c’est la remise de la coupe. Au football, on remet le trophée au propriétaire de l’équipe. À part recevoir des massages, quel risque a donc pris le propriétaire des Patriots ? Même chose au baseball et au basketball.

Mais au hockey, sport de prolétaires et de bons gars ordinaires s’il en fut un, c’est le capitaine qui reçoit la coupe. Puis, il la remet à ses coéquipiers selon un ordre qui va au mérite. La coupe appartient aux joueurs qui la gagnent. 

Après, avant de retrouver sa niche, elle fait le tour de la planète hockey et subit tous les mauvais coups que l’exubérance trop arrosée peut provoquer.

Arrêtez la grande indignation de perdants. Guy Lafleur a déjà volé la coupe dans la valise de la voiture de Claude Mouton pour l’amener passer un week-end à Thurso. Et c’était parfait de même.

PISSER DANS LA COUPE

Mark Messier l’a apportée dans un club de danseuses à côté du Forum Inn à Edmonton. Lilly St-Cyr dansait dans une coupe de verre dans les clubs de Montréal dans les années folles du Mocambo. Ce qui compte, c’est le champagne dans la coupe, chantait Lilly.

En 1940, les Rangers firent brûler l’hypothèque du Madison Square Garden dans le bol... et pissèrent généreusement pour éteindre le feu. Les Rangers ont été punis en ayant besoin de 54 ans pour regagner la coupe.

En 1924, les joueurs du Canadien s’en allaient à un party chez Léo Dandurand. Ils subirent une crevaison, sortirent le cric et repartirent...

En oubliant la coupe le long du chemin. Elle y était encore quand ils retournèrent la chercher.

En 1905, les gars d’Ottawa gagnèrent la coupe. Elle n’était qu’un bol à salade à l’époque. Un des joueurs lui flanqua un coup de pied et retourna au party.

Ce n’est que le lendemain qu’on retrouva l’objet... pas encore sacré, mais cabossé sur la glace du canal Rideau. On était le 15 janvier 1905.

Et je ne vous parle pas des plongées de la coupe dans la piscine de Mario Lemieux à Pittsburgh et des photos de certaines dames de joueurs en moitié de bikini pour mieux serrer la coupe. Marc de Foy a vu les photos dans le cabanon du soigneur des Penguins...

Sacré Marc, toujours le premier sur la nouvelle.

  • Écoutez la chronique sports de Mathieu Boulay, journaliste sportif au Journal de Montréal et de Québec, sur QUB radio: