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Standards élevés et résultats

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Le CF Montréal continue d’accumuler les points depuis son retour au jeu, après une pause de trois semaines. Ce sont huit points sur une possibilité de 12 que l’équipe a mis en banque pour ainsi se retrouver dans une meilleure position au classement de la MLS.

Depuis ce repos forcé, les hommes de Wilfried Nancy ont obtenu deux victoires, dont la plus récente, mercredi, devant le New York City FC, et deux matchs nuls. Ainsi, grâce à des standards élevés, le club montréalais est maintenant quatrième au classement de l’Association de l’Est ; une position fort enviable en vue des éliminatoires.

Et les récents succès du CF Montréal viennent d’actions simples, du moins d’un point de vue statistique. De plus, l’offensive produit un peu plus, ce qui facilite grandement les choses. Si l’équipe continue dans cette direction et conserve les mêmes standards qu’elle a établis dernièrement, il est logique et normal qu’elle puisse continuer à avoir de bons résultats.

Avec un retour probable à Montréal prochainement, les joueurs auront une dose de motivation supplémentaire puisque, bientôt, ils pourraient disputer leurs matchs locaux au stade Saputo. Ils doivent certainement attendre ce moment avec impatience.

Deux finales ennuyeuses

Cette dernière fin de semaine, on aurait dû avoir droit à deux finales aux standards les plus élevés au monde, celles de l’Euro et de la Copa América, lors desquelles quatre pays – l’Italie, l’Angleterre, le Brésil et l’Argentine – possédant une grande histoire et une grande influence dans le soccer étaient en action. 

Malheureusement, j’ai été un peu déçu du spectacle, particulièrement de celui offert par les deux formations sud-américaines. Normalement, elles produisent du jeu spectaculaire, mais ce fut tout le contraire, car leurs émotions et leur intensité n’étaient pas maîtrisées. Il n’y avait aucun rythme en raison des fautes commises et de l’agressivité, beaucoup plus élevée qu’à l’habitude.

À l’Euro, ce fut un match très long sans prise de risque et au jeu très conservateur, surtout du côté de l’Angleterre, qui a pourtant la réputation d’être un club énergique pressant ses rivaux. Ce conservatisme était particulièrement évident dans les ajustements et les changements de joueurs du sélectionneur Gareth Southgate.

Le bloc défensif anglais a souvent été bien à l’intérieur de sa demie de terrain et l’équipe n’a pas tiré avantage de sa vitesse habituelle. Le jeu s’est fermé dès le début, après la réalisation anglaise, ce qui était une très mauvaise tactique car il restait tellement de soccer à jouer.

la meilleure équipe a gagné à l’Euro

En contrepartie, l’Italie est restée fidèle à son histoire et à sa nature : une formation résiliente et déterminée, capable de gérer nombre de situations avec adresse. Il était manifeste que l’Italie savait ce qu’elle avait besoin de faire pour l’emporter, et ce, même si la partie s’est rendue à la limite.

Jamais l’Italie n’a paniqué, même après le but encaissé en début de rencontre. La Squadra Azzurra savait qu’il restait beaucoup de temps et le but égalisateur lui a donné beaucoup de confiance. Les hommes de Roberto Mancini ont été forts mentalement et étaient favorisés lorsque la séance de tirs s’est amorcée.

La situation semblait dépasser un peu les joueurs et le personnel technique anglais ; ça s’est vu et ressenti.

Au bout du compte, la meilleure équipe a gagné et l’Italie mérite d’être la vainqueuse de l’Euro.