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Une enseignante suppléante de Sherbrooke arrêtée pour agression sexuelle

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L’enseignante suppléante Arielle Leclerc-Fortin a été formellement accusée de deux chefs d'accusation en lien avec des crimes de nature sexuelle commis à l'endroit d'un adolescent alors qu'elle était en position d'autorité, mardi.

La jeune femme de 22 ans, enseignante suppléante à l'école secondaire Internationale du Phare à Sherbrooke, en Estrie, aurait eu des rapports sexuels avec un élève à trois occasions différentes, en juin dernier.

Elle a comparu de manière virtuelle au quartier général du Service de police de Sherbrooke (SPS) à 15h15.

  • Écoutez l'entrevue de l'avocate Nada Boumeftah avec Vincent Dessureault sur QUB Radio:   

L’étudiante au baccalauréat en enseignement à l'Université de Sherbrooke y a été formellement accusée d’attouchements à l’égard d’un élève d’âge mineur. Elle a aussi été accusée de leurre informatique, soit d'avoir communiqué avec la victime alléguée dans le but de faciliter la perpétration d'une infraction sexuelle.

L'enquête policière a été très courte. L’accusée aurait été dénoncée par une personne témoin de certains comportements inadéquats de sa part.

La notion de consentement ne peut pas être invoquée dans les faits allégués en raison du lien de confiance qui liait l'accusée au plaignant.

Le Centre de services scolaires de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) a mis fin au lien d'emplois avec Arielle Leclerc-Fortin. Cette dernière est par ailleurs la deuxième enseignante de Sherbrooke, en moins de quatre ans, à avoir été accusée de délits sexuels sur des mineures.

La direction du CSSRS a affirmé «être consciente de l'inquiétude que peut susciter cette situation chez les élèves, leurs parents et les membres du personnel [et que] la priorité demeure la même, soit de maintenir en tout temps un environnement de vie et de travail sain et sécuritaire, tant pour les élèves et les employés».

Mme Leclerc-Fortin a été remise en liberté en attendant la suite des procédures judiciaires, mais devra respecter de nombreuses conditions, dont celles de ne pas entrer en contact avec le plaignant et ne pas se trouver dans des endroits fréquentés par des personnes mineures.

Elle doit revenir au tribunal le 21 septembre prochain.

En décembre 2017, le SPS a procédé à l'arrestation d'Andréanne Robert qui enseignait à l'école secondaire du Triolet. La femme de 45 ans a alors plaidé coupable et a été condamnée, en décembre dernier, à 13 mois de prisons pour des crimes de semblable sur cinq adolescents âgés de 15 à 17 ans.