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La croissance immobilière à la baisse pour le troisième trimestre, prévoit Royal LePage

La croissance immobilière à la baisse pour le troisième trimestre, prévoit Royal LePage
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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La hausse du marché immobilier pourrait avoir atteint son apogée lors du deuxième trimestre de 2021, selon ce que révèle une étude du propriétaire exploitant immobilier Royal LePage publiée mercredi.

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Selon l’étude, la gamme de prix d’une propriété dans la région de Montréal a augmenté de 21,7 % d’une année à l’autre, pour atteindre 514 000 $. Le prix médian d’une maison unifamiliale détachée a quant à lui grimpé de 25,5 % pour atteindre 559 000 $, tandis que celui d’un appartement en copropriété a affiché une hausse de 14,1 % pour atteindre 405 000 $ lors du deuxième trimestre de 2021.

«Il faut s’entendre. Les pourcentages d’augmentation que l’on observe ce trimestre demeurent extrêmement élevés, mais nous estimons que le plus fort de la hausse des prix devrait être derrière nous», a dit Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général de Royal LePage au Québec, par voie de communiqué.

Toujours selon le propriétaire exploitant immobilier, l’arrivée de la saison estivale et la levée de nombreuses mesures de santé publique devraient affaiblir la demande.

Une remontée de l’inventaire de propriétés à vendre devrait se produire au cours des prochains trimestres, tandis que certains baby-boomers, dont 62 % sont propriétaires à Montréal, pourraient mettre leurs maisons sur le marché, voyant le risque de contamination à la COVID-19 s’aplanir.

Vers des hausses de prix plus modérées

Pour Québec, une hausse de prix modérée est à prévoir, toujours selon l’étude de Royal LePage.

L’agrégat du prix des propriétés dans la région a augmenté de 10,6 % au deuxième trimestre de 2021, par rapport à la même période en 2020, pour atteindre 306 500 $. Par type de propriété, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée a augmenté de 13,9 % pour atteindre 318 000 $ pendant la même période, tandis que le prix médian d’un appartement en copropriété a observé une croissance de 7,9 % pour atteindre 232 000 $.

«Le plus fort de la vague a été atteint», a affirmé Michèle Fournier, vice-présidente, Royal LePage Inter-Québec, citant les hausses de prix sans précédent de la dernière année.

«À la mi-mai, nous avons ressenti une rupture plutôt abrupte de l’activité que l’on connaissait jusqu’au premier trimestre », précise-t-elle, attribuant ce léger recul au déconfinement, qui coïncide avec les projets de vacances désormais possibles, et à un certain désenchantement des acheteurs au cours des derniers mois.»

Elle prévoit que les prix commenceront à atterrir au cours de l’été tandis que les ménages reprendront leurs activités normales, sans toutefois laisser entrevoir de baisse des prix.

«Nous pourrions voir une hausse de la demande immobilière à l’automne, qui pourrait coïncider avec une amélioration de l’inventaire de propriétés sur le marché de Québec», a-t-elle ajouté.

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