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Burke ne voit pas Bergevin ailleurs

SÉRIES : Golden Knights vs Canadiens
Photo Martin Chevalier

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Les tâches estivales ont commencé chez le Canadien. Dominique Ducharme a été confirmé au poste d’entraîneur-chef. Luke Richardson restera à ses côtés et de nombreux autres dossiers seront réglés d’ici le mois d’août.

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Or, pendant ce temps, Marc Bergevin maintient le statu quo concernant sa propre situation contractuelle. Il se limite à dire qu’il honorera la dernière année de son contrat.

Sa position ouvre la porte à des spéculations et à des suppositions de toutes sortes.

Une source du journaliste Elliotte Friedman, du réseau Sportsnet, lui a confié que Bergevin est épuisé et qu’il envisagerait la possibilité de ne pas conserver son poste au-delà de la prochaine saison.

Une autre hypothèse voudrait que Bergevin veuille procéder à une restructuration des opérations hockey chez le Canadien. Il deviendrait président de ce secteur et choisirait son successeur au poste de directeur général.

Geoff Molson serait-il ouvert à ce concept ?

Il y a quelques années, le propriétaire du Canadien a dit qu’il ne voyait pas la nécessité d’avoir un président des opérations hockey.

Enfin, Bergevin pourrait décider d’aller travailler ailleurs.

Homme de caractère

Le sujet est tombé dans la conversation que j’ai eue, mardi soir, avec Brian Burke, président des opérations hockey des Penguins de Pittsburgh. 

Sous ses dehors austères, Burke est un bonhomme agréable à côtoyer. Il est diplômé en histoire du Providence College, où il a joué sous les ordres de Lou Lamoriello, ainsi que de la faculté de droit de l’Université Harvard.

Il n’est pas pédant pour deux sous. On sait ce qu’il pense. Il ne fait pas dans la dentelle. Avec lui, c’est noir ou c’est blanc. Il n’y a pas de zones grises. Il est fier de ses origines irlandaises.

Bergevin a suivi sa suggestion

Burke a le plus grand respect pour Bergevin. Il n’a aucune idée de ce qui se passe avec lui. Mais il se dit certain d’une chose.

« Il ne s’en va nulle part ! » a-t-il lancé sur un ton sans équivoque.

Burke a des anecdotes à raconter au sujet de Bergevin.

« À mon arrivée au poste de directeur général des Whalers de Hartford (c’était en 1992), je l’ai laissé partir (Bergevin s’est joint au Lightning de Tampa Bay à titre de joueur autonome), raconte-t-il.

« J’ai regretté de l’avoir fait. Je lui ai présenté des excuses une dizaine d’années plus tard alors qu’on s’était croisés à Boston.

« En 2004, j’ai fait son acquisition avec les Canucks de Vancouver. Je savais que j’allais perdre mon poste à la fin de la saison, mais j’avais suggéré à Marc de continuer à œuvrer dans le monde du hockey, quand il raccrocherait ses patins. 

« Je sentais qu’il avait ce qu’il faut. »

Au retour du lock-out en 2005, Bergevin s’est trouvé du boulot avec les Blackhawks de Chicago, qui l’avaient repêché plus d’une vingtaine d’années plus tôt.

Lors de son embauche par le Canadien, Burke, qui était alors directeur général des Maple Leafs de Toronto, avait complimenté Bergevin en disant qu’il représenterait un adversaire de taille dans sa division.

Les exigences du marché

Burke comprend que Bergevin peut être fatigué.

« Son boulot est exigeant, dit-il.

« Je parle par expérience pour avoir travaillé avec les Leafs. Toronto et Montréal sont les plus gros marchés de la Ligue nationale. 

« Les médias scrutent les activités des Leafs et du Canadien à la loupe. La dualité des langues est une particularité de plus à Montréal. »

À son départ de Chicago, Bergevin avait expliqué aux journalistes de l’endroit que le marché et la popularité des Blackhawks étaient de la petite bière à comparer avec Montréal. Il a les pieds dans le fourneau depuis plus de neuf ans. 

Ça use son homme, mais Bergevin a sa fierté. Son travail n’est pas terminé. 

S’il estime qu’il ne lui manque plus beaucoup d’éléments pour faire du Canadien un véritable aspirant à la coupe Stanley, pourquoi ne voudrait-il pas vivre ça ? 

Ils devaient partir   

C’est commencé ! Puisque le plafond salarial est maintenu à 81,5 millions pour une troisième année consécutive, certaines équipes de la LNH rachètent des contrats ou se préparent à transiger.

Ainsi, le Wild du Minnesota a frappé un grand coup au début de la semaine en disposant des services de Zach Parise et de Ryan Suter. Les deux joueurs avaient signé tous deux des ententes d’une valeur de 98 millions pour 13 ans, en 2012.

Selon ce qu’on peut lire dans le Star Tribune, les deux joueurs n’ont pas été libérés uniquement pour des questions de gestion de la masse salariale et de mouvement de personnel des joueurs en vue du repêchage de l’expansion.

Le chroniqueur Jim Souham raconte qu’ils étaient des prima donna que la haute direction ne voulait plus voir avec son équipe.

Il fallait que les dirigeants en aient drôlement marre pour racheter leurs contrats qui étaient encore valides pour quatre ans.

Les retombées financières seront plus ou moins positives pour le Wild. 

Si une dizaine de millions viennent de s’ajouter à la masse salariale, le surplus ne dépassera pas deux millions pour la saison 2022-2023 et diminuera encore pour la campagne 2023-2024.

Le directeur général Bill Guerin a indiqué que cet argent ne sera pas consacré exclusivement au renouvellement des contrats des jeunes Kirill Kaprisov, lauréat du trophée Calder cette année, et Kevin Fiala.

Quel circuit de Vlad Jr !

Avez-vous vu le circuit de Vladimir Guerrero fils au match des étoiles du baseball majeur ?

Quel coup de canon !

Cette claque m’a rappelé le circuit que Reggie Jackson avait frappé aux dépens de Dock Ellis, lors de la classique de 1971 présentée au Tiger Stadium.

Un transformateur électrique juché sur le toit qui surplombait le balcon au champ droit avait empêché la balle de sortir du stade.

Il n’y a pas à dire, Vlad Jr est bien le fils de son père.