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Des appuis de taille pour une usine de «carburant propre» de 350 M$

Les biocarburants ont le vent dans les voiles dans l’industrie aéronautique

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Un entrepreneur québécois veut bâtir une usine de « carburant propre » de 350 millions de dollars avec des fonds privés et publics pour positionner le Québec dans le monde

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« C’est sûr que ça ne va pas se financer sur le bras des gouvernements et des municipalités ou du public. Ça sera un mélange d’équité propre, d’investisseurs et de subventions », assure Jean Paquin, le grand patron de Consortium SAF+. 

« On veut fabriquer un carburant propre », résume-t-il.

« L’usine commerciale que l’on veut développer est de l’ordre de 350 millions de dollars. On parle d’une production de 30 millions de litres », ajoute-t-il.

Airbus embarque

Jeudi, le géant français Airbus a fait part de son intention de se joindre au consortium SAF+ pour fabriquer du « carburant aviation durable ».

Pour Consortium SAF+, qui regroupe Air Transat, Hydro-Québec, Aéroports de Montréal, Polytechnique Montréal et Aéro Montréal, il s’agit d’un moment clé dans l’histoire du secteur.

En gros, Consortium SAF+ ambitionne de faire de Montréal une plaque tournante de l’aviation durable en Amérique du Nord avec une usine pilote de « carburant propre ».

Plus précisément, il s’agira de produire du Power-to-Liquid synthetic e-fuel (PtL), soit du dioxyde de carbone (CO2), capturé et synthétisé avec de l’hydrogène (vert) renouvelable.

Fitzgibbon au courant

Pour l’instant, l’usine pilote d’une quinzaine de personnes teste la production, près des anciennes usines pétrochimiques dans l’est de Montréal. Ottawa a versé 2,2 millions de dollars dans ce projet.

« J’ai rencontré indirectement, sur certaines plateformes technologiques, comme celle d’Échotech, Pierre Fitzgibbon. Je lui ai fait part de notre projet », note Jean Paquin, en disant ne pas avoir eu de discussions pointues encore.

« Je suis Québécois avant tout. J’ai toujours voulu développer le Québec. J’ai toujours cru qu’il y avait des ressources extraordinaires », conclut-il.