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Du «paddle board» en fauteuil roulant

Du «paddle board» en fauteuil roulant
PHOTO COURTOISIE / Association régionale de loisirs pour personnes handicapées de Lanaudière

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Atteint de paralysie cérébrale depuis la naissance, un homme de 35 ans se retrouve sur une planche à pagaie et «tripe» à fond.

«J’avais un sentiment de liberté, c’est une chose que les personnes handicapées doivent vivre au moins une fois dans leur vie», a lancé Mathieu Harnois, en parlant de l’expérience qu’il a vécue sur la rivière L’Assomption, à Notre-Dame-des-Prairies, près de Joliette, dans Lanaudière.

Mathieu est confiné à un fauteuil roulant depuis l’âge de trois ou quatre ans.

«J’ai vraiment tripé», a-t-il confié, aidé à communiquer durant l’entrevue qu’il nous a accordée par une infirmière auxiliaire.

Il est une des six personnes handicapées qui ont participé à une journée d’initiation gratuite plus tôt ce mois-ci organisée par l’Association régionale de loisirs pour personnes handicapées de Lanaudière (ARPHL) et la municipalité de Notre-Dame-des-Prairies qui se sont dotées d’une planche adaptée grâce à une subvention provinciale.

«On s’est dit que ça pourrait être une activité intéressante pour les personnes handicapées, car la planche à pagaie est un sport qui est de plus en plus pratiqué depuis la pandémie», a expliqué Frédérique Drouin-Lavigne, directrice par intérim de l’ARPHL.

Pour son essai de 30 minutes, en «paddle board» - le nom anglais souvent utilisé pour parler de ce sport -, Mathieu Harnois a laissé son fauteuil électrique pour un fauteuil standard (non électrique) plus léger.

«Ça m’inquiétait au début parce que je n’étais pas attaché [NDLR : il est habituellement attaché à son fauteuil électrique], a dit celui qui enfilait aussi un gilet de sauvetage pour la première fois de sa vie. Mais ç’a super bien été finalement.»

M. Harnois et les autres participants ont vécu l’expérience avec l’aide de Caroline Gauthier, une entraîneuse certifiée.

«La technique de pagaie reste la même, mais je dois m’adapter selon le handicap», a expliqué Mme Gauthier.

«Je peux être la promeneuse du participant ou il peut pagayer lui-même, a-t-elle ajouté, précisant que deux des participants ont donné des coups de pagaie. Ils ont tous très bien fait ça.»

La planche à pagaie utilisée à Notre-Dame-des-Prairies est plus longue et plus large que les planches régulières. Elle comporte par ailleurs des encoches pour les roues, des ancrages pour attacher le fauteuil, ainsi que des flotteurs à l’avant et à l’arrière.

Elle sera accessible durant toute la saison estivale.