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Vaccination obligatoire: qu'est-ce qu'on attend?

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Partout en Occident, face aux variants ultracontagieux de la COVID-19, l’urgence de vacciner rapidement une très forte proportion des populations gagne du terrain. Hier, j’expliquais le « grand coup » frappé par le président français, Emmanuel Macron.

Dès le mois d’août, un vrai passeport vaccinal sera imposé. Seuls les Français vaccinés ou déclarés négatifs auront accès aux restos, bars, spectacles, transports, etc. 

À partir du 15 septembre, tout soignant non vacciné perdra aussi son boulot. Incluant les employés des ressources privées ou publiques d’hébergement pour aînés ou adultes handicapés intellectuels. 

Son « grand coup », c’est ça. Fini les incitations qui plafonnent. L’heure est à la coercition. Et ça marche. Depuis son annonce, les Français se ruent par millions pour se faire vacciner.

J’avançais hier que le Québec serait sage de s’en inspirer. Or, au Canada, les gouvernements refusent encore de passer à des mesures plus coercitives. 

Qu’est-ce qu’on attend ?

D’autres pays, dont la Grèce, y ont pourtant recours. Aux États-Unis, même des universités imposent la vaccination. Idem pour le Seneca College de Toronto. 

À son tour, le Globe and Mail appelait hier les gouvernements provinciaux à imposer la vaccination dans les écoles, collèges, universités, et à tous les soignants. 

Y compris, comme en France, dans les ressources d’hébergement pour aînés ou adultes handicapés, où le taux de vaccination des employés traîne dangereusement de la patte. 

La « liberté » de soignants entêtés à mettre en danger la santé de personnes très vulnérables doit cesser d’être tolérée. 

Qu’est-ce qu’on attend pour agir ? Ne répétons pas l’erreur de 2020, lorsque nos gouvernements ont hésité trop longtemps avant d’imposer le masque dans les lieux publics clos. 

Après 16 mois de pandémie, les principes d’urgence et d’équité sociale doivent avoir préséance. Dixit Emmanuel Macron : le temps est venu de « faire porter les restrictions sur les non-vaccinés plutôt que sur tous ».