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Autre recours collectif à l’endroit d’Uber Eats

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Après les frais de livraison, c’est au tour des frais de service appliqués par Uber Eats de faire l’objet d’une demande d’action collective pour « fausse représentation ».

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« Ce n’est pourtant pas une compagnie qui manque de moyens pour faire une application conforme à la loi », s’étonne Me Jimmy Lambert, l’avocat derrière la requête qui a été déposée au palais de justice de Montréal cette semaine. 

Le consommateur qui se commande de la nourriture d’un restaurateur par les services d’Uber Eats doit débourser des « frais de service », en plus des frais de livraison et des taxes.

Ces frais de service, qui peuvent aller de 2 $ à 4 $, sont annoncés comme correspondant à 10 % du sous-total de la facture, rapporte-t-on dans la poursuite. Or, ce n’est pas exactement ce qui se passe lorsque la plateforme offre un item gratuit ou une promotion, a constaté Fay Leung, cliente de Longueuil et représentante du recours.

Sous-total fictif

Par exemple, elle a commandé deux tacos chez Mont Tacos dans le cadre d’une offre « 2 pour 1 » le 7 juillet dernier. Le sous-total affiché dans l’application était de 11,99 $ et les frais de service montaient à 2,40 $, ce qui dépasse le 10 % annoncé. Tout porte à croire que les frais de service ont été calculés sur un « sous-total fictif » de 23,98 $, comme si la promotion « 2 pour 1 » n’avait pas existé, dit Me Lambert. 

Cette façon de faire ne respecte donc pas la Loi sur la protection du consommateur puisque l’annonce est « trompeuse », allègue Me Lambert.

« Il n’y a aucun consommateur qui va se mettre à faire des calculs pour quelques sous », suppose-t-il. 

Mais au bout du compte, l’entreprise peut ainsi engranger des milliers de dollars de plus. 

La requête demande donc que les consommateurs québécois soient remboursés pour les frais excédentaires payés et les taxes appliquées sur ces frais, plus intérêts, et qu’ils reçoivent 50 $ en dommages punitifs pour chaque transaction. 

Deuxième poursuite

Mme Leung était aussi à l’origine d’une première demande d’action collective déposée en décembre contre Uber Eats en raison de frais de livraison surprises. Elle a remarqué vers la mi-avril que les frais de livraison avaient baissé, mais que des frais de service sont apparus.

Il s’agirait donc pour Uber Eats d’une façon de se conformer en apparence, mais de continuer à « augmenter les marges de profits tout en faisant de la concurrence déloyale », estime Me Lambert. 

De son côté, Uber indique vouloir analyser la requête avant de commenter.


La demande d’action collective doit encore être approuvée par un juge, mais les consommateurs concernés peuvent déjà s’y inscrire à https://lambertavocatinc.com/ubereats-frais-service.

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