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Copains de circonstance

François Legault et Justin Trudeau ont sorti leurs portefeuilles pour aider l’aéronautique au Québec, jeudi, au Palais des Congrès de Montréal.
Photo AFP François Legault et Justin Trudeau ont sorti leurs portefeuilles pour aider l’aéronautique au Québec, jeudi, au Palais des Congrès de Montréal.

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Une annonce économique à saveur environnementale à Montréal avec François Legault ?

Dans le secteur de l’aviation en plus ! 

Le rêve, pour Justin Trudeau, à l’aube d’une très probable campagne électorale.

C’est en bonne partie dans la région montréalaise que se jouera pour les libéraux le prochain scrutin au Québec.

Sur la petite dizaine de circonscriptions ciblées prioritaires dans la province, une poignée se retrouve sur les rives nord et sud de la métropole.

Les électeurs se souviendront-ils des 440 millions $ qu’Ottawa compte investir dans des avions et des hélicoptères verts au moment de voter ? C’est ce qu’espèrent les libéraux. 

Copain-copain 

« Justin » et « François » ont repris là où ils ont laissé, affichant une franche camaraderie. 

Il serait audacieux de voir autre chose qu’une amitié intéressée entre les deux hommes qui ont peu en commun. 

François Legault demeure pour son ami « Justin » le Joker de la fédération. 

Trudeau sait qu’il mènera compagne contre les conservateurs ontarien Doug Ford et albertain Jason Kenney.

Il sait aussi qu’il peut compter sur le Britanno-Colombien John Horgan et le Néo-Écossais Iain Rankin pour ne pas trop l’embarrasser.

François Legault est un peu comme une boîte à surprise.

Il n’a pas hésité à mettre son empreinte sur la campagne fédérale de 2019, dès les premiers jours, en remettant à l’avant-scène l’épineuse question de la laïcité. 

Il y a fort à parier qu’il ne se gênera pas pour dire ce qu’il pense lors du prochain scrutin fédéral, quitte à ennuyer son pote Justin.

Trudeau a déjà beaucoup investi dans cette relation éphémère, allant même jusqu’à exhiber une fibre nationaliste québécoise dans sa défense du français. 

(Sauf dans le cas de la gouverneure générale, oups...)

Trudeau espère ainsi faire concurrence au Bloc québécois, sur son propre terrain. 

Quoi de mieux que de se montrer bras dessus bras dessous avec le très populaire et nationaliste « François », pour se donner une chance de tirer son épingle du jeu au Québec.