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«Deux, les plus grands duos»: une célébration en chansons

«Deux, les plus grands duos»: une célébration en chansons
PHOTO COURTOISIE/Patrick Beaudry

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Bien plus qu'un spectacle de chansons, la pièce «Deux, les plus grands duos», présentée à Repentigny, puis à Victoriaville cet été, est un moment de retrouvailles entre les artistes et le public, une célébration tout en émotions d'un retour à la vie ensemble. 

Dès le troisième morceau de la représentation de samedi dernier, le public était debout, reconnaissant et exalté. L'émotion était palpable tout au long du spectacle, qui prend l'allure d'une grande fête sous le thème de l'amour, de la communion et de la liberté retrouvée.

Enchaînant des extraits de chansons populaires d'artistes autant francophones qu'anglophones, entrecoupés de moments humoristiques, les chanteurs Renée Wilkin, Margau et Marc-André Fortin entraînent les spectateurs à travers les époques. Entre les titres de Jean-Pierre Ferland, ceux des Beatles ou de Gerry Boulet, le public se voit invité à voyager au gré de ses souvenirs.

La nostalgie et le rire animent la foule, tout comme l'excitation de se retrouver ensemble, enfin, après des mois de confinement. Une émotion abondamment partagée par les artistes sur scène.

«Vous ne pouvez pas savoir comment ça fait du bien d'être avec vous ce soir», ont-ils répété à maintes reprises, samedi.

Étrangement, les mesures de distanciation ont rapproché le public et les artistes, grâce à l'atmosphère intime qui s'est installée entre les 90 spectateurs, répartis dans la salle qui normalement peut en accueillir 400, et chanteurs et musiciens, qui multipliaient les interactions avec eux.

«Deux, les plus grands duos»: une célébration en chansons
PHOTO COURTOISIE/Patrick Beaudry

Ambiance survoltée

Même si Margau, Renée Wilkin et Marc-André Fortin ont dû monter leurs chorégraphies en ne s'approchant jamais à plus de deux mètres les uns des autres, seules leurs blagues à ce sujet révèlent ces contraintes au public. Grâce à une scénographie et un éclairage dynamiques et éclatés signés Mathieu Paradis, qui donnent de multiples dimensions à la scène et en jettent plein les yeux, on n’y voit que du feu.

Les musiciens Maxime Reed-Vermette à la batterie, Jean-Philippe Audet à la guitare, et Maxime Alarie à la basse, sous la direction de Gabriel Bertrand Gagnon au piano, en font voir de toutes les couleurs au public, en relevant des défis tels que de jouer de leur instrument avec une seule main, ou encore, de dos, les yeux bandés. Bien avant la moitié du spectacle on a l'impression de connaître le groupe depuis toujours, tant l’ambiance est au «party».

Pour la majorité des spectateurs, le samedi où l’Agence QMI était sur place, c'était un premier spectacle depuis des mois. La première fois, également, qu'ils s'assoyaient dans cette salle de Repentigny, «Deux, les plus grands duos» étant la première production à être présentée au tout nouveau Théâtre Alphonse-Desjardins, fraîchement inauguré.

Encore mieux qu'un arc-en-ciel dans une fenêtre, cette pièce est un baume sur le coeur. Le désir des artistes de mettre leur public de bonne humeur est un cadeau, et la communion du public et des artistes réunis, un rituel plus que bienvenue, qui marque un retour aux plaisirs d'être ensemble.

«Deux, les plus grands duos», des Productions Grand V., est à l'affiche du Théâtre Alphonse-Desjardins de Repentigny jusqu'au 17 juillet. Le spectacle sera ensuite présenté au Carré 150, à Victoriaville, du 22 juillet au 7 août. Pour informations et billets: www.revuedeux.com.