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Khari Jones sensible à la cause des Québécois

Khari Jones sensible à la cause des Québécois
Photo Agence QMI, Thierry Laforce

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L’entraîneur-chef des Alouettes, Khari Jones, compte donner la chance à bon nombre de Québécois de faire partie de l’équipe montréalaise pour la saison 2021. Ainsi, ces joueurs profiteront d’une expérience que l’ancien quart-arrière aurait bien voulu vivre lui-même: jouer devant la famille et les amis. 

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Ayant grandi à Sacramento, en Californie, Jones a replongé dans ses vieux souvenirs datant du milieu des années 1990, soit avant sa prolifique carrière dans la Ligue canadienne de football (LCF). À sa sortie de l’université, une formation de la LCF venait de s’installer dans sa ville, soit les Gold Miners de Sacramento.

«On avait une conclu une entente et j’étais excité, a raconté Jones, vendredi, lors de son point de presse quotidien. Mais deux semaines avant le camp d’entraînement, mon agent m’a dit que l’offre de contrat avait été retirée. Je n’ai jamais joué pour Sacramento.»

L’éphémère club est disparu en 1995, après seulement deux saisons. Si Jones s’est bien repris en étant d’ailleurs nommé le joueur par excellence de la LCF, dans l’uniforme des Blue Bombers de Winnipeg en 2001, cette mauvaise expérience le tiraille encore des années plus tard.

«J’aime le talent local et je veux offrir la possibilité aux athlètes de jouer à la maison, a indiqué Jones. Au final, les joueurs doivent toutefois être assez bons et cadrer avec l’équipe. Ils doivent être de solides joueurs de football.»

Khari Jones sensible à la cause des Québécois
THIERRY LAFORCE / AGENCE QMI

Un ratio de joueurs canadiens

Parmi les nombreux Québécois présents au camp d’entraînement des Alouettes, le joueur de ligne défensive David Ménard ne compte pas sur le fait qu’il soit originaire de la Belle Province pour se tailler un poste. Cela dit, il croit que la formation montréalaise a tout intérêt à miser sur les athlètes du Québec pour respecter le ratio de joueurs canadiens imposé dans la LCF. À talent égal, faut-il privilégier le joueur québécois? Pourquoi pas?

«Je ne sais pas trop c’est quoi, la philosophie de l’équipe, mais si on utilise les Québécois pour atteindre le ratio de joueurs canadiens, c’est logique, à mon avis, a mentionné Ménard. On a beaucoup de talent au Québec.»

Rappelons que des 24 joueurs partants d’une équipe dans la LCF, un minimum de sept joueurs doivent être considérés canadiens. Chaque formation peut compter sur 45 athlètes, dont trois identifiés comme quarts-arrière. Parmi les autres éléments, une équipe doit miser sur un minimum de 21 joueurs nationaux.

«La "job" d’un entraîneur et celle d’un directeur général, c’est d’avoir un club qui gagne, peu importe la langue qu’on parle, a pour sa part noté le centre-arrière Alexandre Dupuis. Ce n’est pas moi qui vais prendre les décisions, mais je ne crois pas que le fait d’être Québécois va jouer en notre faveur. Mais c'est sûr qu'il y a une grande qualité de joueurs au Québec et avec des gars d'ici, ça peut procurer une belle expérience aux partisans.»

Khari Jones sensible à la cause des Québécois
Photo Agence QMI, Thierry Laforce

Le couperet s’en vient

Parmi la centaine de joueurs présents actuellement au camp des Alouettes, Jones a estimé qu’environ le quart sera retranché «au cours des prochains jours» pour atteindre un nombre de 75. Parmi eux, il y aura certainement quelques Québécois... Pour le moment, malgré une compétition à l’interne, l’ambiance demeure toutefois excellente.

«Il n’y aucune animosité en ce moment, a affirmé Ménard, soulignant le bon travail autant des Canadiens et des Américains que des joueurs internationaux. C’est drôle à dire, mais on n’a pas de cancer dans l’équipe. Il n’y a pas de grosse tête, il n’y a personne de fendant.»

Gagner à Montréal

Au-delà d’assurer son poste avec l’équipe, Ménard rêve pour sa part un plus fort, en imaginant remporter la coupe Grey avec Montréal. Il n’a pas eu cette opportunité à ses six saisons passées avec les Lions de la Colombie-Britannique, de 2014 à 2019.

«C’est l’objectif ultime, a reconnu l’athlète de 31 ans natif de Chicoutimi. De finir une carrière sans gagner la coupe Grey, ça fait un peu vide. Et d’y arriver à Montréal, ce serait tout un accomplissement.»