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Consultations: les médecins invités à en faire davantage

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Malgré un certain recul de la pandémie, plusieurs cliniques privilégient encore les consultations à distance. 

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Ceci augmente la pression sur les urgences des hôpitaux, qui se trouvent débordées depuis les dernières semaines.

Québec demande aux médecins de faire partie de la solution. Pour désengorger les urgences, le gouvernement demande aux médecins de famille de voir davantage de patients, même ceux qui ont des symptômes ressemblant à ceux de la COVID. À la clinique médicale Angus, 40 médecins de famille confirment qu’ils dont déjà leurs consultations en présentiel.

«De plus en plus, oui, les critères se sont assouplis, parce que les gens... la population est vaccinée, les médecins sont vaccinés», mentionne la docteure Nadine Cassiani, médecin de famille à la Clinique médicale Angus.

Le gouvernement veut aussi que les médecins fassent moins de téléconsultations parce que ce type de consultations ajoute une pression sur les hôpitaux.

«Oui, les urgences ont écopé beaucoup de patients parce que les gens avaient fait une téléconsultation et le médecin, ne pouvant pas examiner, bien, il référait le patient aux urgences», explique Nadine Cassiani.

En avril 2020, les médecins de famille ont rejoint 729 000 patients par téléconsultation. Cela représentait 60% de toutes les visites, et une facture de 60 millions de dollars au gouvernement. Le pourcentage de services rendus à distance a diminué à 42% en décembre 2020. Les dernières données disponibles et partielles indiquent que ce pourcentage était de 37% en avril dernier. Cela s'expliquerait, en partie, par le fait que certains médecins âgés n'avaient pas reçu leur deuxième dose.

«On a près de 25% des médecins qui ont plus de 65 ans. Peut-être qu'en avril, c'était encore pertinent et justifiable qu'il y ait un nombre élevé de téléconsultations, mais on n'est plus là, maintenant», souligne le docteur François Loubert, chef du département régional de médecine générale de Montréal.