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Incitons fiscalement les retraités à retourner au travail

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Dans ma ville natale, Roberval, plusieurs restaurants sont fermés les lundis et mardis en raison du manque de personnel.

Cette situation n’est pas étrangère dans les autres régions de la province. Que ce soit à Saguenay, en Gaspésie ou à Rimouski, il manque de monde partout.

Cette pénurie ne va pas disparaître comme par magie. Nos décideurs vont devoir agir rapidement pour amoindrir les effets néfastes que nos entrepreneurs vivent présentement.

60-69 ans

En début de semaine, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a fait une sortie publique, exposant des pistes de solution pour pourvoir les 181 000 postes vacants à l’heure actuelle au Québec.

Parmi les 10 solutions proposées par le CPQ, l’idée «d’attirer et retenir les travailleurs expérimentés» est sans aucun doute celle qui pourrait donner les meilleurs résultats à court terme. 

Au Québec, le taux d’emploi chez les 60-69 ans est 6,6% en dessous de celui de l’Ontario. Selon les calculs du CPQ, on parle de 75 200 emplois.  

C’est énorme!

Pour que nos 60-69 ans retournent au travail, ça va prendre des mesures claires pour que ceux-ci ne soient pas pénalisés financièrement. Ils doivent avoir un avantage financier les poussant à revenir donner un coup de main sur le plancher des vaches.

Le gouvernement du Québec doit agir rapidement, comme le mentionne le CPQ, en augmentant le «crédit d’impôt pour la prolongation de carrière à 20 000$», et «en revoyant les règles de cotisation à la RRQ pour les travailleurs de 60 ans et plus».

Une priorité pour nos élus?

Tranquillement, mais sûrement, nous sortons de la pandémie. Tous les politiciens parlent de l’après-crise et de la reprise économique.

Cette question sera au cœur de l’éventuelle campagne fédérale et de l’élection provinciale en 2022. Cependant, aucun politicien ne semble se préoccuper de cet enjeu.

Présentement, nos élus aiment beaucoup mieux parler de la création d’emplois, c’est beaucoup plus excitant de parler de nouveaux emplois.

Logiquement, avant de forcer sur la création d’emplois, nous devrions nous occuper de combler ceux qui existent déjà.