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Le plein de polars pour l’été

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Pour décrocher du quotidien en moins de deux, rien de tel qu’un bon polar. En voici 14 à lire toutes affaires cessantes.

L’ami des ombres

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  • Alex North, aux Éditions du Seuil, 336 pages

Il y a 25 ans, alors qu’il n’avait que 15 ans, Paul Adams a dû affronter une terrible épreuve : la mort de son ami d’enfance, qui a été assassiné par deux autres adolescents du village. S’il en avait eu le choix, Paul n’aurait donc probablement jamais remis les pieds à Gritten. Mais sa mère étant sur le point de rendre son dernier souffle, Paul devra y retourner. Et à peine arrivé, c’est comme si le cauchemar recommençait. Ou plutôt, se poursuivait : un autre jeune sera assassiné sensiblement de la même façon, et puis encore un autre...

Idéal pendant les canicules pour se donner des sueurs froides ! 

Le cadeau

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  • Sebastian Fitzek, aux Éditions de l’Archipel, 336 pages 

Envie d’un thriller qui se lit d’un trait les orteils retroussés ? Dans ce cas, le voici. Car tout comme Milan Berg, on voudra absolument savoir ce qu’il est advenu de la gamine qu’il a brièvement aperçue sur la banquette arrière d’une Volvo verte. L’Allemagne compte six millions d’analphabètes et malheureusement, Milan en fait partie. Ce qui veut dire qu’il n’a jamais pu lire ce qu’il y avait sur la feuille qu’elle tenait. Mais chose sûre, la gamine était terrifiée. Et persuadé qu’elle était en danger, Milan fera tout son possible pour la retrouver. 

L’intrigue qui en découle est haletante et parfois, on aura même du mal à reprendre notre souffle !  

Meurtres avec vue

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  • Thomas King, aux Éditions Alire, 350 pages

C’est le tout premier tome d’une série consacrée aux enquêtes de Thumps DreadfulWater, un Cherokee qui a laissé tomber la Californie et son insigne de flic pour devenir photographe à Chinook, dans le Montana. Mais s’il espérait pouvoir y mener une petite vie tranquille, il sera vite déçu : le cadavre d’un homme va être retrouvé dans l’une des chambres du très chic Buffalo Mountain Resort et bien sûr, DreadfulWater finira par vouloir en savoir plus. 

Un cosy mystery teinté d’humour qui se lit vraiment tout seul. 

Bluebird, bluebird

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  • Attica Locke, aux Éditions Liana Levi, 320 pages

Des bayous, on n’en trouve pas qu’en Louisiane. Il y en a aussi au Texas et si on y tient vraiment, on peut notamment se baigner dans celui d’Attoyac. Ou s’y noyer. En six jours seulement, deux cadavres y ont d’ailleurs été repêchés : celui d’un homme de couleur originaire de Chicago et celui d’une jeune Blanche des environs. 

Persuadé que ces deux meurtres sont liés, le Ranger noir Darren Mathews devra donc vraiment s’accrocher pour découvrir la vérité, ce coin de pays étant éminemment raciste. Un super polar. 

Les folles enquêtes de Magritte et Georgette – Nom d’une pipe!

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  • Nadine Monfils, aux Éditions Robert Laffont, 312 pages

Dès le départ, il faut avouer que la situation est assez surréaliste : le célèbre peintre belge René Magritte jouant les détectives privés ? Eh bien pourquoi pas. D’autant plus qu’avec l’aide de sa femme Georgette, il se débrouillera plutôt bien pour remonter peu à peu la piste d’un meurtrier s’en prenant à de jolies femmes. Mais ce qu’on appréciera aussi beaucoup, ce sont toutes ces références aux toiles de l’artiste. Un vrai bonheur de lecture. 

Ah, une dernière chose avant d’oublier : le second volet de ces folles enquêtes, À Knokke-le-Zoute!, vient de sortir en librairie. 

Du bruit dans la nuit

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  • Linwood Barclay, aux Éditions Belfond, 416 pages

Paul Davis, qui enseigne la littérature au West Haven College, n’aurait jamais dû suivre son collègue et ami Kenneth Hoffman pour lui signaler que l’un des feux arrière de sa vieille Volvo était abimé. Mais puisqu’on ne peut pas changer le passé, Paul tente désormais de se remettre du violent coup de pelle qu’il a reçu sur la tête après avoir aperçu deux cadavres de femmes dans la voiture de Kenneth. 

Toutefois, c’est sur le plan psychologique que c’est le plus dur. Pour l’aider à s’en sortir, son épouse Charlotte aura donc l’idée de lui offrir une vieille machine à écrire, grâce à laquelle il pourra évacuer toute l’histoire. Le hic ? Cette vieille machine semble être hantée par un esprit agité et tout comme Paul, on voudra absolument comprendre ce qui se passe. 

Manhattan Sunset

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  • Roy Braverman, aux Éditions Hugo, 368 pages

Derrière ce Roy Braverman il y a le Français Patrick Manoukian, qui a séduit bien des fans de polars avec la série mettant en vedette le commissaire mongol Yeruldelgger. Rien d’aussi exotique cette fois-ci, puisqu’il a plutôt choisi de nous transporter à New York, où le corps d’une gamine brûlé au chalumeau vient d’être retrouvé. Oui, une horreur! Et ce sera à l’inspecteur Donnelli d’enquêter, lequel ne peut s’empêcher de discuter à tout bout de champ avec son équipier Pfiffelmann. Ce qui aurait été parfaitement naturel si ledit Pfiffelmann n’était pas mort trois semaines plus tôt ! Un bon noir. 

Le carnaval des ombres

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  • R. J. Ellory, aux Éditions Sonatine, 648 pages

R. J. Ellory a beau être britannique, il raconte l’Amérique mieux que personne et cette fois, il a décidé de nous entraîner au fin fond du Kansas, à Seneca Falls. Une petite ville tout ce qu’il y a de plus tranquille... du moins jusqu’à ce que n’y débarque une troupe de cirque ambulant. Avec ses illusionnistes et ses monstres de foire, ce genre d’attraction plaît encore beaucoup dans les années 1950. Le seul problème, c’est qu’un cadavre sera retrouvé sous le carrousel et pour l’agent spécial Michael Travis, tout va bientôt réellement tourner au cirque. On vous laisse découvrir pourquoi.

Terrain accidenté

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  • Val McDermid, aux Éditions Flammarion, 512 pages

Les chasses au trésor ne sont pas toutes pareilles. Ici, par exemple, il ne sera pas question de pierres précieuses ou de pièces d’or, mais de vieilles motos américaines cachées dans une tourbière des Highlands en 1944 par un grand-père aujourd’hui décédé. Bref, rien d’aussi excitant que tout ce qu’on peut voir dans Pirates des Caraïbes. Sauf qu’en les déterrant avec l’aide d’un paysan du coin, Alice Somerville et son mari sortiront aussi de terre un cadavre...

Un bon opus de la série consacrée aux enquêtes du commandant Karen Pirie. 

Bal tragique à Windsor

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  • S. J. Bennett, aux Éditions Les Presses de la Cité, 352 pages

Au début du livre, l’auteure précise que tout ce qu’il y a dans ce premier tome de la série Sa Majesté mène l’enquête n’est que fiction. Ce qui veut dire que dans la vraie vie, la reine Elizabeth II n’a jamais personnellement tenu à savoir pourquoi, au terme d’une soirée dansante, un jeune pianiste russe avait été retrouvé pendu dans l’une des chambres du château de Windsor. Mais ici, oui. À quelques jours de son 90e anniversaire, Sa Majesté demandera ainsi à Rozie, sa secrétaire particulière adjointe, de l’aider à faire la lumière sur la question. 

C’est divertissant et en plus, ça nous permet de côtoyer de près l’aristocratie britannique !

Le bureau des affaires occultes

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  • Éric Fouassier, aux Éditions Albin Michel, 368 pages

Grâce à ce polar, on reculera encore plus loin dans le temps. Jusqu’en 1830, pour être précis. Une année qui, avec la révolution de Juillet qui a donné aux Français un nouveau roi, n’a pas été de tout repos. Et pour ne rien arranger, on ne tardera pas à entendre parler du Vicaire, un mystérieux criminel à l’esprit particulièrement tordu.

Un jeune inspecteur cultivé, mais renfermé, des morts étranges, une bonne dose d’occultisme, un contexte historique étonnamment bien reconstitué... Pas surprenant que ce polar ait rencontré autant de succès !

L’île des âmes

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  • Piergiorgio Pulixi, aux Éditions Gallmeister, 544 pages

Direction la Sardaigne, mais loin de la plage et des habituelles destinations touristiques. Ce qui sera plutôt une bonne chose, car apparemment, il y aurait des coins plus propices aux meurtres rituels que d’autres. Au fil des décennies, plusieurs jeunes filles ont ainsi été sacrifiées dans ses forêts les plus reculées et pour l’instant, aucune de ces affaires n’a jamais été résolue. Mais avec l’arrivée des inspectrices Mara Rais et Eva Croce, tous ces meurtres finiront peut-être par être enfin élucidés. 

Juste pour son atmosphère oppressante, un ethnopolar qui vaut le détour.  

Victimes

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  • Bo Svernström, aux Éditions Denoël, 558 pages

Décidément, la Suède est un pays bien dangereux. Avec tous les meurtres qui y sont commis sur papier, elle n’a rien à envier au New York des années 1980 ! Nouveau venu dans le paysage littéraire suédois, l’écrivain Bo Svernström nous en donne d’ailleurs un excellent aperçu. Mais attention, il faut avoir les nerfs solides. Car après la crucifixion au pistolet à clous avec laquelle l’histoire commence, il y aura bien d’autres victimes exécutées de manière tout aussi horrible. Alors il faut s’accrocher, surtout dans la seconde moitié du livre !

Terra Alta

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  • Javier Cercas, aux Éditions Actes Sud, 320 pages

D’ordinaire, en Terra Alta, il ne se passe jamais rien. Alors, imaginez la stupeur des gens du cru quand deux vieillards seront retrouvés presque réduits en bouillie. En plus, ça ne sera pas n’importe quels vieillards : les Adell, qui possédaient entre autres l’entreprise la plus importante de la région. 

Même s’il n’habite le coin que depuis quatre ans, c’est Melchor qui sera chargé de l’enquête. Un policier au lourd passé qui a été profondément marqué par la lecture des Misérables de Victor Hugo. Et tout comme l’inspecteur Javert l’a fait avec Jean Valjean, il va pourchasser sans trêve le meurtrier. Captivant.