/news/currentevents
Navigation

Nouvelle plainte contre une avocate antivaccin pour ses «propos dérogatoires»

On est habitué à plus de réserve des membres du Barreau

Coup d'oeil sur cet article

Une avocate, qui défend ouvertement le mouvement antivaccin sur les réseaux sociaux, fait désormais l’objet d’une seconde plainte disciplinaire déposée ce mois-ci pour des «propos dérogatoires» et un «manque d’objectivité».

• À lire aussi: Une avocate antivaccin sème l’émoi

Me Gloriane Blais s'est fait connaître il y a plusieurs mois pour ses opinions juridiques controversées sur la vaccination sur les réseaux sociaux et pour ses participations aux manifs contre les mesures sanitaires. 

Membre du barreau depuis plus de 20 ans, l'avocate s’est fait une fois de plus rappeler à l’ordre la semaine dernière par le Bureau du syndic. Ce dernier a déposé une deuxième plainte en moins de trois mois contre elle «pour manque de courtoisie et propos dérogatoires et manque d’objectivité et de modération».

Rappelons qu’une première plainte disciplinaire avait été déposée contre Gloriane Blais par le Bureau du syndic en mai 2021 pour «manque à son devoir de soutenir les tribunaux». 

Toutefois, ce dossier ne concernait pas les commentaires controversés tenus sur les réseaux sociaux par l’avocate qui a son cabinet à Lac-Mégantic. 

CRIS AU TÉLÉPHONE

«Vous ne savez pas à qui vous avez affaire», a menacé l’avocate, hier, lorsque jointe au téléphone. 

«Parlez au Syndic du Barreau par rapport à tout ça. Je n’ai pas de commentaires à faire puisque la [deuxième] plainte demeure confidentielle», a poursuivi Gloriane Blais en hurlant et insultant le représentant du Journal.

«Les détails concernant cette plainte ne sont pas encore publics. Ils seront connus dès que la première journée d’audition disciplinaire aura été tenue», indique brièvement dans un courriel Martine Meilleur, conseillère en relations publiques pour le Barreau. 

Selon nos informations, Facebook aurait désormais bloqué le compte de l’avocate ce mois-ci en raison de fausses informations partagées sur sa page. 

DU JAMAIS VU

Le professeur en déontologie à l’École du Barreau du Québec, Me Michel Tétrault, affirme au Journal n’avoir jamais vu dans le passé un ou une avocate défendre une «théorie du complot» sur la place publique. 

«Écoutez, on a quand même quelqu’un ici qui a utilisé sa liberté d’expression pour aller assez loin dans la défense d’une position. C’est plutôt rare qu’on voie ça chez les avocats», soutient Me Tétrault. 

«Le Syndic pourrait aussi utiliser une mesure exceptionnelle qui consiste à demander de suspendre le droit de pratiquer ou de radier provisoirement un avocat en attendant que la ou les plaintes soient entendues», conclut le professeur.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.