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«Pig» : Nicolas Cage et son cochon

«Pig» : Nicolas Cage et son cochon
Capture d'écran

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Il n’y a que Nicolas Cage pour incarner un ermite partant à la recherche de son cochon volé... et rendre le tout intéressant. 

Robin (Nicolas Cage) vit isolé dans une cabane d’une forêt de l’Oregon. Son unique compagnon est son cochon, chercheur de truffes, lesquelles sont ensuite achetées par Amir (Alex Wolff) pour être revendues aux restaurants les plus chics. Une nuit, le cochon est volé, et Robin part à sa recherche. Et c’est fou, ce que les cris d’un cochon peuvent être intenses...

On le sait dès le départ : simplement à voir ses longs cheveux, sa barbe de plusieurs années et son visage ravagé, Robin fuit quelque chose. Ou quelqu’un. La recherche du cochon, avec l’aide d’Amir, se transforme donc en jeu de piste sur les traces de son passé.

On va ainsi de grand restaurant en chef, parcourant Portland au rythme de l’enquête de Robin, animé d’une soif de vengeance qu’on comprend peu à peu. On croise David Knell en chef imbu de lui-même, ou Adam Arkin en Darius, le père d’Amir. Et, chaque fois, la parcimonie de dialogues du scénariste et réalisateur Michael Sarnoski rend l’ironie et la critique de la gastronomie actuelle (et, donc, de la société dans son ensemble) plus mordante.

Si la trame narrative est quelque peu alambiquée, Nicolas Cage parvient à lui éviter de sombrer dans le ridicule. L’acteur ne sort pas des rôles pour lesquels il s’est fait connaître. Ici, Nicolas Cage joue Nicolas Cage, comme ses confrères Liam Neeson et Keanu Reeves. Et, comme eux, il s’en sort très bien, donnant à ce «Pig» une profondeur bienvenue.

Malgré une direction photo impressionnante et une trame sonore lancinante, «Pig» ne convainc jamais entièrement. Est-ce en raison de la froideur du personnage principal, de cet homme laconique auquel on ne parvient jamais vraiment à s’attacher? Peut-être, mais il faut néanmoins convenir que Nicolas Cage parvient, l’espace de 91 minutes, à fort efficacement nous rappeler qu’il sait faire autre chose que des navets.

  • Note : 3,5 sur 5