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Pourquoi les urgences continuent de déborder

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Les urgences continuent de déborder au Québec, et le problème ne devrait pas se résoudre de sitôt.  

Le manque de personnel est une des causes majeures de ce problème, selon Dr François Marquis, chef de service des soins intensifs à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Outre les vacances du personnel, il y a aussi plusieurs employés qui ont quitté leur emploi. 

«Chaque semaine, on voit des collègues qui ont craqué et qui décident d’aller ailleurs: dans le même hôpital, vers des CLSC ou des cliniques externes. Il y en a qui changent d’hôpitaux, qui vont au privé», explique-t-il. «Les départs des collègues [...] nous laissent toujours un peu plus de travail. C’est très dur pour le moral.»

Dr Marquis explique que puisqu'on ne voit que le côté sombre des emplois dans le domaine de la santé, moins d'étudiants décident de se diriger vers ce domaine. 

«C’est vrai qu’on travaille fort, ce ne sont pas des emplois qui sont nécessairement faciles», dit-il. «Je pense qu’il y a moyen d’adapter les milieux, mais il va falloir mettre des conditions pour rendre ça plus attirant.»

Vendredi, les urgences affichaient un taux d'occupation de 110-112% à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, et la situation pourrait être pire, selon Dr Marquis. 

Il explique que pour désengorger les urgences, il faut trouver une façon de traiter les patients ailleurs dans l'hôpital ou faire de la place aux soins intensifs. 

Les raisons derrière les visites à l'urgence  

À cause de la pandémie, plusieurs personnes se retrouvent à l'urgence en raison de retards médicaux. 

Pendant la saison estivale, il y a aussi beaucoup d’abus de substances de toutes sortes. 

«On a des désordres liés au diabète, on a des coups de chaleur», ajoute-t-il. «On a aussi quelques infections et naturellement, les sports, parfois ça va réveiller des problèmes cardiaques ou des problèmes pulmonaires. La chaleur est extrêmement difficile à tolérer pour les gens avec des maladies pulmonaires chroniques. Ça fait aussi partie de notre clientèle.»