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REM de l’Est: l’opposition au tracé aérien ne démord pas

REM de l’Est: l’opposition au tracé aérien ne démord pas
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

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Le projet de Réseau express métropolitain (REM) prévu dans l’est de Montréal continue de diviser et des citoyens ont dénoncé, samedi, lors d’une activité de mobilisation, le fait que le tracé projeté soit essentiellement aérien dans leur secteur. 

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L’événement s’est déroulé au parc de la Promenade Bellerive, dans le quartier Mercier.

Ce n’est pas la première fois que des Montréalais manifestent contre le REM de l’Est, qui sera réalisé en mode aérien du boulevard Robert-Bourassa, au centre-ville, jusqu’à Pointe-aux-Trembles.

Une autre antenne qui doit se rendre dans l’arrondissement de Montréal-Nord sera pour sa part aménagée sous terre à partir du secteur L’Assomption, près de la station de métro du même nom.

Le Collectif en environnement Mercier-Est (CEM-E), organisateur de l’opération de visibilité de samedi, dénonce une «structure aérienne démesurée» qui va engendrer des «nuisances inacceptables» dans un milieu urbain densément habité. Dans le secteur de Mercier, la structure du REM de l’Est doit être aménagée au centre de la rue Sherbrooke Est.

REM de l’Est: l’opposition au tracé aérien ne démord pas
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Le CEM-E ne va pas en rester là et a organisé un autre rassemblement mercredi prochain, à compter de 16h30, près de la station de métro Honoré-Beaugrand.

C’est CDPQ Infra, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui pilote le REM de l’Est, dont le coût de réalisation est estimé à 10 milliards de dollars en vue d’une mise en service en 2029.

CDPQ Infra a déjà indiqué que plusieurs options ont été étudiées, notamment un tracé souterrain dans l’axe du boulevard René-Lévesque, au centre-ville, mais ce mode a été écarté pour des raisons techniques. C’est qu’il y a déjà beaucoup d’infrastructures souterraines dans le secteur, comme le métro et des égouts, ce qui risquerait de provoquer des effondrements.

REM de l’Est: l’opposition au tracé aérien ne démord pas
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

De plus, CDPQ Infra a indiqué que le mode aérien va permettre une meilleure fréquence en évitant de croiser les intersections et les rues où circulent véhicules, cyclistes et piétons.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a demandé à CDPQ Infra d’éviter de «créer une cicatrice» au centre-ville avec la structure en hauteur du REM de l’Est, qui sera, notamment, constituée de colonnes de béton. La filiale de la Caisse a promis et a écrit noir sur blanc, sur son site, que la «conception sera encadrée par une démarche consciencieuse pour assurer une intégration harmonieuse et une architecture signature». De plus, des consultations publiques ont été organisées.

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CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

Le REM de l’Est comptera 32 km de voies doubles et 23 stations, dont sept seront intermodales, reliant le train électrique sans conducteur au métro de Montréal, au futur Service rapide par bus Pie-IX ainsi qu’au Train de l’Est.

La première mouture du REM, réalisée au coût de 7 milliards de dollars, va relier au centre-ville de Montréal les villes de Brossard, de Deux-Montagnes et de Sainte-Anne-de-Bellevue, ainsi que l’aéroport Montréal-Trudeau.

Les différents tracés du REM 1.0 totaliseront 67 km et 26 stations. Déjà en construction, sa mise en service se fera graduellement à compter de 2022 pour le segment Rive-Sud/Gare centrale. Les autres antennes seront inaugurées d’ici 2024, donc cinq ans avant le REM de l’Est.