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Cœurs sensibles s’abstenir!

WE 0717 En mode lecture
Photo courtoisie Résine
Ane Riel
Aux Éditions du Seuil
304 pages

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Avec son ambiance anxiogène et ses personnages atypiques, Résine fait partie des romans qui collent longtemps à la peau. 

Dans les pays scandinaves, ce roman noir a remporté de nombreux prix. Ce qui n’a rien de surprenant, son histoire étant franchement particulière. Le ton est d’ailleurs donné dès la première phrase : « La chambre blanche était plongée dans l’obscurité quand mon père a tué ma grand-mère. » Oui, il pourrait y avoir plus joyeux, comme début !

Ce père matricide, c’est Jens Haarder. Un homme qui, à l’instar de son défunt père, a toujours proposé ses services de menuisier aux habitants de la grande île. Car de son côté, il préfère vivre avec sa famille sur une minuscule presqu’île bordée par la forêt et la mer où presque personne ne vient jamais. 

Un incroyable bric-à-brac

Contrairement à la plupart des enfants de son âge, la petite Liv grandira ainsi loin de tout. Pour qu’elle ne soit pas obligée d’aller chaque jour à l’école, ses parents ont même été jusqu’à la déclarer morte. Ceci étant, son père a bien des choses à lui enseigner : l’amour des arbres, la chasse ou entrer sans bruit la nuit chez les gens de la grande île pour voler un peu tout et n’importe quoi. 

Au fil des ans, tous ces trucs volés finiront toutefois par s’amasser partout autour de la maison, puis carrément dans la maison. Au point de la rendre insalubre. Et lorsque la grand-mère du début débarquera chez eux sans prévenir, on découvrira peu à peu toute la folie du père. 

Un roman qui heurte, qui marque et qui bouscule, mais qu’on a beaucoup aimé. 

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De la même auteure, on avait adoré Le journal de Claire Cassidy, paru l’an dernier. Sans être tout à fait aussi bon, ce thriller-ci nous incite plutôt à vouloir en savoir davantage sur la mort de Peggy Smith. Car malgré son très grand âge, il semblerait qu’elle ait été assassinée. C’est en tout cas ce que croira dur comme fer son auxiliaire de vie après avoir découvert que son ancienne cliente était « consultante ès meurtres » ! 

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Un outil dont on aime bien parler, parce qu’il aide vraiment à ne rien oublier (rendez-vous chez le dentiste, dates d’anniversaire, Jour de la Terre, etc.) et à mieux planifier le quotidien. Allant d’août 2021 à août 2022, chaque mois est présenté sur deux larges pages. Ce qui nous laisse amplement la place d’y écrire tout ce qu’on veut.  

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Frissons garantis

WE 0717 En mode lecture
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Cemetery Road

Si on veut se faire une meilleure idée du sud profond des États-Unis, il faut vraiment lire du Greg Iles. Sa trilogie Natchez Burning – qui commence avec l’excellent Brasier noir – est un vrai morceau d’anthologie. Quant à Cemetery Road, son tout nouveau roman, on peut dire qu’il est fait du même bois. Quoique ce coup-ci, son héros aurait mille fois préféré ne jamais remettre les pieds dans le patelin du Mississippi où ses parents habitent toujours. Mais son père étant à l’article de la mort, ce n’est pas comme si Marshall McEwan avait eu le choix. Dans le coin, lorsque l’un de nos proches agonise, on a l’habitude de rappliquer sans demander son reste. 

Soif de justice

Après 26 ans d’absence, Marshall reviendra ainsi à Bienville. Et alors qu’il était l’un des journalistes les plus réputés de Washington, il devra se contenter de diriger le Watchman, le journal moribond de son père biologique. Car pour des raisons qui seraient ici un peu longues à expliquer, Marshall a surtout été élevé par l’archéologue et chef scout Buck Ferris. 

Quand le cadavre de ce dernier sera retrouvé dans les eaux du Mississippi, Marshall fera donc ce en quoi il a toujours excellé : enquêter sur ce meurtre, quitte à le payer très cher par la suite.  

Un super thriller. Vraiment.